LES OVNIS INTERFERENT-ILS AVEC LES ARMES NUCLEAIRES ?

LES OVNIS INTERFERENT-ILS AVEC LES ARMES NUCLEAIRES ?

ROBERT HASTINGS, AUTEUR ET PRODUCTEUR DE FILM DOCUMENTAIRE, DISCUTENT DES PREUVES ET DONNE SON POINT DE VUE SUR LA CENSURE

INTERVIEW DE TIM J. COLES

Robert Hastings

Les premières armes nucléaires furent testées avec succès dans les années 1940 et leur degré de sophistication et de létalité n’a cessé de croitre depuis. Elles permettent de grands pouvoirs pour dominer les plus faibles. Elles risquent aussi la vie de n’importe qui sur la planète, même lors d’un « petit » échange ou une guerre nucléaire sur la planète qui pourrait déclencher un hiver nucléaire catastrophique, détruisant les cultures. Pourtant, depuis les années 1940, le personnel militaire et les enquêteurs ont vu leurs préoccupations augmenter à propos du secret sur des Objets Volants Non-Identifiés (OVNIs) sur ou autour d’installations d’armements nucléaires sensibles.

Robert Hastings est un expert de renommée mondiale sur le sujet, ayant écrit le livre UFOs and Nukes : Extraordinary Encounters at Nuclear Weapons Sites (OVNIs et nucléaire : rencontres extraordinaires sur des sites d’armes nucléaires) ; et il a produit le documentaire UFOs and Nukes : The Secret Link Revealed (OVNIs et nucléaire : le lien secret révélé). Nous l’avons interrogé sur différents sujets.

Tim Coles (TC) : parlez-nous un peu de votre passé et comment vous en êtes-venu à vous intéresser aux OVNIs et au nucléaire ?

Robert Hastings (RH) : mon intérêt au sujet de l’activité OVNI et de l’armement nucléaire a débuté en mars 1967, alors que j’étais un adolescent vivant dans le Montana. Bien que je ne fusse jamais moi-même un militaire, mon père, le premier sergent major Robert Hastings Sénior, était affecté à la base Air Force de Malmstrom, où 200 missiles nucléaires étaient déployés dans la campagne environnante. Après avoir été témoin d’une trace radar de 5 vaisseaux aériens inconnus, à la tour de contrôle de la base aérienne, où je travaillais en tant que concierge trois nuits par semaine après le lycée, j’ai parlé à mon père de l’incident, encore tout excité. Il a mené une enquête ultérieure sur son lieu de travail – l’installation radar principale sur la base – et on lui raconta que cinq OVNIs avaient bien été tracés par plusieurs radars cette nuit. On lui a plus ou moins confié qu’ils manœuvraient près des sites de missiles nucléaires au sud-est de Malmstrom. Lorsque mon père m’informa de tout ça, plus tard, je fus captivé ! Les OVNIs sont réels ? Ils volent autour de nos missiles ICBM ? Waouh !

Des après plus tard, en 1973, j’ai lu l’article d’un magazine, par le Dr J. Allen Hynek, le consultant scientifique et civil de l’Air Force pour les OVNIs, dans lequel il discutait ouvertement d’incursion d’OVNIs sur des sites de missiles nucléaires sur une autre base, Minot, dans le Dakota du nord. A ce moment, je savais que la situation à Malmstrom était réelle, de façon catégorique et plutôt sérieuse. Peu de temps après, d’abord pour satisfaire ma curiosité, j’ai commencé à rechercher et interviewer des vétérans de l’Air Force pour apprendre tout ce que je pouvais sur l’intérêt évident des OVNIs pour le nucléaire. Avec le temps, 46 années, j’ai compté plus de 160 de ces individus qui m’ont parlé de leur implication personnelle dans de tels incidents.

TC : pourquoi pensez-vous que les OVNIs sur les sites d’armes nucléaires, à opposer aux sites militaires non-nucléaires, sont si importants ?

RH : les armes nucléaires ont fondamentalement changé la nature de la guerre, étant donné leur puissance destructrice quasiment incroyable, et la capacité à empoisonner par radioactivité l’environnement sur une échelle planétaire. Comme nous le savons tous, les Etats-Unis et l’Union Soviétique ont pris l’humanité en otage avec leur démonstration de puissance nucléaire interminable. La crise des missiles de Cuba, en 1962, a démontré combien notre sécurité collective était fragile et comment un conflit de fin de civilisation potentiel pouvait rapidement survenir. Apparemment, quelqu’un d’autre – une tierce partie extérieure possédant des vaisseaux aériens révolutionnaires – s’est intéressée à cette situation existentielle et, à un certain point, à commencer à intervenir d’une manière secrète et limitée. Des dizaines de vétérans de l’Air Force – que j’ai interviewé pour la plupart à l’origine – discutent maintenant ouvertement de la falsification des OVNIs des missiles américains ICBM, les rendant temporairement inopérables. Des documents sortis clandestinement de Russie, en 1993, ont confirmé que des incidents similaires se déroulaient en Union Soviétique dans les années 1980.

Aussi, pour toutes ces raisons, la tierce partie extérieure ‑ que je crois être des extraterrestres d’un autre monde – ont fait connaitre leur présence de manière clandestine aux dirigeants militaires des superpuissances pendant une période dangereuse de l’histoire, peut-être en tant qu’allusion de poids ou comme menace : « Eh, les Humains ! Le nucléaire pose une menace sans précédent à votre espèce et votre planète. Débarrassez-vous-en ! Mais je spécule, bien sûr ! Dans tous les cas, les incidents OVNI, maintenant bien documentés, sur nos sites de missiles ICBM sont de longue date, largement répandus et, selon mes sources, continuent de se produire.

TC : vous dites que les OVNIs manœuvrent intelligemment, mais est-il possible qu’ils soient un phénomène terrestre inexpliqué comme des lumières électromagnétiques ou une sorte de forme de vie encore non découverte vivant en haute altitude ?

RH : si l’on passe en revue les rapports des témoins relatifs aux cas de missiles nucléaires, il apparait immédiatement qu’ils impliquent des vaisseaux aériens inconnus d’un certain type. Allez à www.ufohastings.com/documents et lisez les journaux d’entrée du NORAD (commandement et de défense aérospatial nord-américain) concernant les incidents de la base aérienne de Malmstrom, en novembre 1975. Par exemple, « l’installation de contrôle de lancement à Harlowton, dans le Montana, observa un objet qui émettait une lumière illuminant l’allée du site ». Ou, « le site de missile L-1 rapporte que l’objet à leur nord-est semble issu d’un objet noir, de forme tubulaire ». Ou, « le poste de commandement de Malmstrom rapporte un OVNI au sud-est de Lewinstown, un objet blanc et orange en forme de disque ». Ou, « l’objet L-5 signalé a augmenté sa vitesse, de haute vélocité, a gagné en altitude et, maintenant, on ne peut distinguer l’objet des étoiles ». Et aussi, il y a cette note, « de quatre points différents : des objets ont été observés, ainsi que des chasseurs : lorsque les chasseurs sont arrivés dans la zone, les lumières sont parties. » En d’autres mots, ainsi que l’a observé le personnel de sécurité à quatre endroits différents, les OVNIs ont joué au chat et à la souris avec deux jets F-106 qui ont été lancés pour les pourchasser, éteignant leurs lumières alors que les vaisseaux approchaient leurs positions et les augmentant à nouveau lorsque les chasseurs retournaient à la base.

Et je pourrais ajouter que la seule raison pour laquelle les jets décollaient d’urgence est parce que des OVNIs furent tracés sur le radar de la base, tout comme un vaisseau non-furtif le serait.

Ce sont seulement quelques-uns des dizaines de documents déclassifiés qui résument des incidents similaires sur les bases d’autres sites de missiles, ou sur des installations de stockage d’armes nucléaires. Donc, non, les OVNIs ne sont pas une sorte de forme de vie inconnue : les objets ressemblent à des machines, agissent comme des machines, et sont, sans aucun doute, pilotés ou contrôlés à distance par quelqu’un qui, dans cet exemple, a réagi à leur tentative d’interception par des chasseurs de l’Air Force américaine en prenant des manœuvres d’évitement.

Est-ce que ces vaisseaux sont d’origine terrestre ? Les premières observations connues d’OVNIs sur une installation nucléaire, se sont déroulées en janvier 1945, sept mois après les bombardements atomiques au Japon. Des documents déclassifiés de l’Armée américaine, confirment trois incursions séparées de vaisseaux inconnus, lesquelles étaient suivies sur le radar, et qui planaient au-dessus de l’usine de production de plutonium, connu comme site de Hanford, dans l’état de Washington. Des chasseurs de la Marine américaine basés non loin ont vraiment chassé ces objets. En 2009, j’ai interviewé l’un des pilotes, Bud Clem, qui m’a raconté que chaque OVNI ressemblait à « une boule de feu brillante… tellement brillante que vous pouviez difficilement la regarder en face ». Le vaisseau aérien non-identifié a distancé les chasseurs Hellcat F6F propulsés par hélice envoyés pour les poursuivre.

Maintenant, est-ce qu’il y a une preuve crédible qu’un pays terrestre faisait voler un tel engin en 1945 ? Non, il n’y en a pas. En dépit des affirmations exotiques que l’on voit sur Internet, il n’y a aucune information vérifiée confirmant que les Nazis fabriquèrent une soucoupe volante fonctionnelle. Néanmoins, quelqu’un la manœuvrait – ou, au moins, une sphère volante illuminée – à l’usine Hanford, avant la fin de la guerre.

Je maintiens à nouveau que les OVNIs vus sur les sites nucléaires, de 1945 à nos jours, sont des véhicules technologiquement supérieurs pilotés par une tierce partie. Selon les données radar, ils peuvent planer, accomplir des accélérations phénoménales, faire des demi-tours à angles droits instantanés et voler à des milliers de kilomètres/heures. Il est possible qu’il y ait un vaisseau aérien américain secret, développé récemment, caché à la Zone 51 et capable de faire certaines de ces choses ou toutes, mais il est certain qu’il n’y avait aucun avion similaire volant pendant la Seconde Guerre mondiale, ou au-dessus des sites ICBM dans le Montana, dans les années 1960 et 1970. Et, souvenez-vous, nous savons maintenant que les Soviétiques étaient aussi sujets à des incursions d’OVNIs sur leurs sites de missiles ; certains impliquant des ruptures des systèmes. Nous ne pouvons pointer les Russes du doigt lorsque nous tentons d’expliquer les événements à Malmstrom. Non, ces vaisseaux aériens non-identifiés n’étaient absolument pas pilotés par un quelconque gouvernement terrestre. Ainsi, qu’est-ce qu’il nous reste ?

Images tirées d’un objet filmé au-dessus de la zone d’entreposage d’armes de Manzano, à la base aérienne de Kirtland (Nouveau-Mexique), en 1980.

TC : ce qui est réellement impressionnant dans votre livre, UFOs and Nukes, est votre lien avec la documentation primaire : des récits de témoins oculaires de première main, des documents militaires, des mémos du FBI, etc. Mais si j’étais le contrespionnage du gouvernement, j’essayerais de neutraliser les mouvements anti-armes nucléaires en faisant croire aux gens qu’une force extérieure s’intéresse à nous en sabotant les bombes nucléaires. Comment pouvez-vous être sûr que les militaires et d’autres documents ne sont pas juste de la désinformation ?

RH : avec tout mon respect, vous avez mal compris la situation. Aucun groupe militaire ou du renseignement, caché ou non, ne promouvait activement un récit tel que « les OVNIs sont ici pour nous sauver », en disséminant des informations qui ferait avancer votre stratagème de désinformation hypothétique. Au contraire, les documents confirmant l’activité OVNI sur les sites d’armes nucléaires étaient jalousement gardés et seulement relâchés par la force aux chercheurs via la Loi sur la Liberté de l’Information (FOIA). Parfois, des décennies sont passées avant qu’elles ne deviennent disponibles pour le public. De manière similaire, tous mes témoins militaires ont rendu leurs récits publics après que je leur ai imploré de le faire. Comme moi, ils croient que les Américains – et le reste de l’humanité – méritent de connaitre la vérité sur les OVNIs et leur lien avec les armes nucléaires.

La suggestion selon laquelle le gouvernement américain diffuse une information factice pour promouvoir une fausse histoire des événements d’une certaine manière est, tout simplement, indéfendable. En fait, avec le temps, l’Air Force américaine a fait exactement le contraire, affirmant, de façon ferme, que les OVNIs n’existent pas, même s’ils en sont conscients secrètement et se sentent extrêmement concernés par les cas nucléaires. Le dernier incident dont j’ai entendu parler s’est déroulé au site de missiles de Malmstrom, en janvier 2018 ; aussi la situation est toujours active.

Aujourd’hui, de manière importante, nous n’avons aucunement l’assurance que l’activité perturbatrice sur les sites ICBM – le trafic des OVNIs avec nos missiles – indique nécessairement que quiconque manœuvre ces vaisseaux veille sur nous. D’autres scénarii peuvent être avancés pour expliquer ce qui a été rapporté par les vétérans que j’ai interviewés. Par exemple, il est tout à fait possible que les occupants des OVNIs aient des plans malfaisants pour les humains, même une invasion de la Terre, et qu’ils enquêtent pour savoir s’ils peuvent nous désarmer avant de frapper. Je ne pense pas que ce soit même un tant soit peu vrai mais nous ne pouvons totalement l’écarter pour le moment, étant donné les preuves limitées en notre possession.

TC : pouvez-vous nous en dire plus à propos des 160 témoins : leur rang, comment vous les avez approchés ou vice-versa, et comment la fameuse conférence au National Press Club fut préparée ?

Robert Hastings au National Press Club (29 septembre 2010).

RH : mes sources sont, pour la plupart, des vétérans de l’Air Force, bien qu’une poignée fût dans l’Armée de Terre ou la Marine, du niveau des pilotes de base jusqu’aux colonels. Souvent, ils travaillaient avec ou gardaient des armes nucléaires, mais certains étaient opérateurs radar, du personnel du contrespionnage, ou des pilotes. Dans chaque cas, ils ont été directement témoins ou furent impliqués dans des activités de suivi liées aux incursions d’OVNIs sur les sites ICBM, les ogives des missiles ou les installations de stockage des bombes, les sites de production de matériaux nucléaires ou les zones de tests des armes.

Dans les années 1970 et 1980, j’ai demandé à chaque vétéran militaire pertinent que j’ai rencontré, s’ils avaient la moindre information qu’ils souhaiteraient partager. Depuis la deuxième moitié des années 1990, j’ai utilisé l’Internet pour localiser les témoins potentiels qui sont membres de groupes d’anciens de l’Air Force et qui peuvent être contactés par courriel. En d’autres cas, des vétérans ont suivi mes conférences et m’ont approché après ou ont lu un de mes articles ou livre et m’ont, par la suite, contactés. Sans surprise, la plupart des individus que j’ai approché par hasard pendant des années n’avait aucune information sur des incidents concernant les OVNIs dans les bases où ils travaillaient. Cependant, lentement mais surement, j’ai amassé un corpus de témoignages d’une foule de vétérans qui connaissaient de tels incidents s’étant déroulés à partir des années 1950. J’ai souvent obtenu leurs archives d’histoire militaire, appelées DD214, avant de les interviewer afin de confirmer qu’ils avaient bien été des officiers ou des gardes de missiles, etc. En d’autres mots, toutes mes sources ont fait l’objet d’enquêtes.

Concernant la conférence de presse de 2010, l’un des vétérans, un ancien officier de lancement de missiles Minuteman, le capitaine Bob Salas ‑ dont dix missiles furent abattus par un OVNI à la base aérienne de Malmstrom, en 1967 – et moi avons décidé d’obtenir l’attention des médias en coanimant l’événement. CNN l’a diffusé en direct et nombre de chaines d’informations majeures aux Etats-Unis l’ont aussi couvert, ainsi que le firent certains dans d’autres pays. Je pense que nous avons réussis dans nos efforts pour obtenir une certaine publicité pour le sujet OVNI-nucléaire. Mais, comme c’est le cas pour beaucoup de nouvelles histoires, cela s’est rapidement évanoui et n’a pas eu d’impact durable sur les perceptions du public, au moins à un niveau significatif.

TC : quel est le cas le plus extraordinaire dont vous parlez dans votre livre ?

RH : un autre ancien officier de lancement de missiles de l’Air Force, le capitaine David Schuur, a révélé son implication dans un incident d’activation d’un missile ICBM à la base aérienne de Minot, Dakota du nord, en 1967. Son personnel de sécurité rapporta avoir vu un objet aérien brillant allant de missile en missile. Pendant ce temps-là, en bas, dans la capsule de lancement souterraine, Schuur fut horrifié de voir que les ICBM commençaient à se mettre en mode de lancement, un par un, au moment où l’OVNI survolait un missile donné. Il devait appuyer sur un « interrupteur de verrouillage » pour désactiver le compte à rebours pour chacun. Ce type d’incident fut aussi rapporté par un autre ancien officier de lancement, le capitaine Larry Manross, qui fut témoin d’un événement identique à Minot, en différentes occasions. De plus, l’un des documents soviétiques relié aux OVNIs, passé en contrebande de la Russie, par le journaliste d’investigation George Knapp, en 1993, confirme qu’un tel incident s’est déroulé à une base de missiles de l’Ukraine soviétique, en octobre 1982.

Maintenant, je ne pense pas que ceux qui sont à bord des OVNIs essayaient de débuter une Troisième Guerre mondiale en lançant des ICBM superpuissants ; plus probablement, ils activaient les missiles pour voir comment les missiles fonctionnaient – assumant le fait qu’ils avaient la capacité pour les surveiller à distance – sachant probablement que les officiers de lancement pouvaient éteindre les comptes à rebours s’ils avaient besoin de le faire en cas d’urgence. Ou peut-être que les entités souhaitaient simplement effrayer les militaires dans les deux pays, en envoyant le message selon lequel ils pouvaient contrôler les ICBM si tel était leur choix. Mais, évidemment, je ne connais pas la raison pour l’activation des missiles et, bien sûr, c’est une spéculation.

TC : s’il vous plait, parlez-nous de votre documentaire UFOs and Nukes : The Secret Link Revealed. Comment est-ce arrivé et quelle est la preuve la plus forte dans ce film ?

RH : un riche mécène a fourni les fonds pour le documentaire. Entre 2008 et 2015, j’ai décliné des offres pour participer à 18 programmes sur les OVNIs des télévisions américaine, britannique, canadienne et française parce que je n’aurai eu aucun contrôle sur la manière dont ces matériaux auraient été présentés. Lorsque ce fut diffusé, je vis que la plupart de ces émissions étaient factuellement erronées et sensationnelles, juste comme je l’avais prédit. Je ne voulais pas prêter mon travail à une présentation sur les OVNIs réduite à divertir le public. Lorsque j’ai mentionné tout cela à mon mécène, il m’a généreusement donné l’argent pour faire mon propre film. Je suis assez satisfait du résultat ; il est disponible sur vimeo.com[1].

Illustration du film UFOs and Nukes: The Secret Link Revealed. Image d’un OVNI dirigeant un rayon de lumière sur le silo d’un missile Minuteman, près de la base d’Ellsworth (Dakota du sud, 1967), selon témoignage du major retraité Gaylan King.

D’après moi, le cas le plus important référencé dans le documentaire, je dirai que c’est l’incident de Big Sur, qui est incomparable par sa nature choquante et sa signification historique. Deux anciens officiers de l’Air Force américaine, les docteurs Bob Jacobs et Florenz Mansmann, disent qu’une caméra télescopique de cinéma a, par inadvertance, filmé un OVNI durant un test de lancement de missile à la base aérienne de Vanderberg, en Californie, en 1964. Les analyses du film ont confirmé qu’un appareil en forme de disque et doté d’un dôme, manœuvra près de l’ogive nucléaire factice d’un missile, lors d’un vol, et l’a ensuite abattu avec des rayons de lumière transformés en arme ! Tout ceci était clairement visible lorsque le film fut analysé image par image avec un agrandisseur. Ils disent que ce film étonnant fut rapidement confisqué par la CIA. Les déboulonneurs (debunkers) ont, sans succès, tenté de discréditer ce cas en déformant les faits, mais la preuve disponible justifie que l’événement a bien eu lieu. Apparemment, les entités pilotant les OVNIs ne peuvent pas seulement trafiquer les ICBM dans leurs silos souterrains, mais ils peuvent aussi les interrompre à mi-vol. C’est une révélation incroyable !

Dessin d’un dossier déclassifié de l’Air Force, selon le témoignage d’un policier (anonyme) affecté à la sécurité d’un site de missiles, à la base aérienne de Minot (Dakota du nord, 1966).

TC : avez-vous été menacé ou intimidé pour le travail que vous faites ? Si c’est le cas, quelles formes ont-elles prises et qui pensez-vous en être le responsable ?

RH : Oui, quelqu’un a essayé de m’intimider par mon téléphone pendant des années. Souvent, lorsque je parlais avec un vétéran militaire, à propos d’incident OVNI, peu de temps après avoir raccroché, j’obtenais un second appel, mystérieux, où la personne ne disait rien mais respirait bruyamment dans le téléphone avant de raccrocher. Je recueille cela comme le fait qu’ils – quel que soient ce « ils » ‑ veulent que je sache qu’ils gardent un œil sur moi et qu’ils savent à qui je parle. Ce type de harcèlement est survenu des dizaines de fois et continue depuis 1982. Je suspecte que la CIA en est responsable mais je ne peux pas le prouver. De plus, des courriels entre un vétéran donné et moi-même disparaissent souvent dans le cyberespace. Nous découvrons plus tard, par des appels téléphoniques de suivi, que notre correspondance mutuelle n’est jamais arrivée. Ceci survient de manière routinière, impliquant souvent des personnes qui sont témoins d’activité OVNI au-dessus de sites d’armements nucléaires et c’est très clairement suspicieux. Je savais que mes activités allaient s’attirer le déplaisir de l’une, ou plus, des agences gouvernementales, aussi rien de tout cela n’était inattendu. C’est si fréquent que j’en ai pris l’habitude et que cela ne m’inquiète plus aujourd’hui. Je continue juste d’avancer.

TC : sur quels projets travaillez-vous en ce moment ?

RH : je suppose que ma réponse va rendre certaines des personnes qui liront cela désagréables. Le fait est que, en plus de mes activités de recherche et de prise de parole publique liée à la connexion OVNI-nucléaire, j’ai eu, sur les 31 dernières années, une série de rencontres perturbantes et terrifiantes dont je suis venu à croire qu’il s’agit d’entités non-humaines. En d’autres mots, je suis un expérienceur ou, dit de manière plus dramatique, un abducté par des extraterrestres. Je souhaite que ce ne soit pas le cas et je regrette profondément que cette « chose » soit entrée dans ma vie. Que ce soit une conséquence de mes enquêtes ou un autre facteur, c’est l’inconnu ; mais je suis convaincu que ces rencontres sont de nature physique et pas simplement des événements prosaïques mal interprétés, ou dus à une imagination excessive, ou le résultat de paralysie du sommeil – toutes ces théories avancées par les sceptiques pour expliquer le phénomène des abductions.

De plus, sept des 160 vétérans et plus que j’ai interviewés m’ont révélé leur propre rencontre en face à face avec des extraterrestres. Oui, je comprends que tout ceci est plutôt bizarre et difficile à croire, néanmoins, c’est malheureusement réel. Après des décennies de secret, j’en suis maintenant venu à révéler ma vie secrète dans un nouveau livre, Confession : Our Hidden Alien Encounters Revealed (confession : nos rencontres extraterrestres cachées révélées), coécrit avec le Dr Bob Jacobs qui fut témoin de l’incident OVNI de Big Sur mentionné plus haut. Au début des années 1980, il commença à avoir aussi des rencontres avec des entités. Lorsque j’ai appris ce fait en 2012, nous avons commencé chacun à actualiser nos expériences d’abductions/visites indépendantes, lesquelles sont continues.

Finalement, au début de 2019, Jacobs et moi avons décidé de révéler au public tout cela, même si nous savions que notre crédibilité en serait négativement impactée et que certaines personnes – qui ont auparavant été intéressées et ont cru nos révélations concernant les incursions d’OVNIs sur les sites d’armes nucléaires – reculeraient maintenant avec une incrédulité sceptique à nos nouvelles révélations. Mais c’est comme ça et ces expériences étranges et effrayantes continuent et sont, évidemment, au-delà de notre contrôle. En parler ouvertement, bien que tardivement, n’est pas différent de nos efforts antérieurs pour divulguer publiquement les cas cachés reliés aux armes nucléaires. Bien que non reconnu comme valide par la plupart des scientifiques et une grande partie du public, le phénomène d’abduction extraterrestre est réel, global, et terriblement important. Que ces entités non-humaines soient, quelque part, une partie du futur global de l’humanité semble clair aux expérienceurs ; un jour cela deviendra évident, de manière indubitable, pour chacun.

ROBERT HASTINGS est l’enquêteur civil en tête de l’activité OVNI sur les sites d’armes nucléaires, qui a utilisé des centaines de documents du gouvernement américain déclassifiés et le témoignage de plus de 160 vétérans militaires qu’il a interviewés depuis 1973. Hastings a présenté les découvertes de ses recherches à plus de 500 lycées et universités américains depuis 1981, ainsi qu’à l’université d’Oxford en Angleterre. Le 27 septembre 2010, il a coparrainé la conférence de presse sur les OVNIs et le nucléaire, à Washington D.C., à laquelle 7 vétérans de l’US Air Force ont parlé de leur implication dans des incidents reliés aux OVNIs sur des sites ICBM et des dépôts de stockage d’armes nucléaires pendant l’ère de la Guerre Froide. CNN a diffusé en direct l’événement de la presse, qui fut aussi couvert par de nombreuses autres organisations des médias à travers le globe. Hastings a conclu que les OVNIs sont des vaisseaux d’un ou plusieurs autres mondes, pilotés par des entités qui ont, pour quelque raison que ce soit, un intérêt continu en la possession par l’humanité d’armes nucléaires. Il peut être contacté par courriel : ufohastings@aol.com

New Dawn, numéro spécial, volume 14, n°1 (janvier 2020).

Traduction : Stéphane Royer.

Source : magazine New Dawn, numéro spécial, volume 14, n°1 (janvier 2020).

www.newdamnmagazine.com


[1]NDT : https://vimeo.com/ondemand/ufosandnukes (documentaire uniquement en anglais, sans sous-titres).

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