LES OVNIS DU PENTAGONE NE SONT PLUS DANS L’OMBRE

LES OVNIS DU PENTAGONE NE SONT PLUS DANS L’OMBRE

Pendant environ une décennie, le programme, maintenant inséré au sein du Bureau du Renseignement Naval, a débattu d’événements mystérieux lors de briefings classés.

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Malgré les déclarations du Pentagone selon lesquelles il a dissous un programme qui enquêtait autrefois sur les objets volants non-identifiés, les efforts restent en cours – renommés et insérés au sein du Bureau de Renseignement Naval, où les officiels continuent d’étudier des rencontres déconcertantes entre des pilotes militaires et des véhicules aériens non-identifiés.

Les officiels du Pentagone ne discuteront pas du programme, lequel n’est pas classé, mais traitent d’affaires classées. Pourtant, le mois dernier, un rapport du Comité du Sénat est apparu mettant en avant les dépenses des agences de renseignement de la nation pour l’année à venir. Ce rapport dit que le programme, le groupe de travail sur les phénomènes aériens non-identifiés, était de « standardiser la collecte et les rapports » sur les observations de véhicules aériens inexpliqués, et de rapporter au moins certaines de ses découvertes au public dans les 180 jours après le passage de la loi d’autorisation sur le renseignement.

Alors que les officiels retraités sont impliqués dans l’effort – incluant Harry Reid, l’ancien leader de la majorité au Sénat – espérant que le programme cherchera la preuve de véhicules d’autres mondes, son objectif principal est de découvrir si d’autres nations, surtout un adversaire potentiel, utilise une technologie aérienne de rupture qui pourrait menacer les Etats-Unis.

Le sénateur Marco Rubio, le Républicain de Floride qui est le président actif du Comité fermé du Sénat sur le Renseignement, a raconté à un affilié de CBS ce mois-ci, qu’il était principalement concerné par les rapports sur les aéronefs non-identifiés au-dessus des bases militaires américaines – et que c’était dans l’intérêt du gouvernement de découvrir qui en était responsable.

Il a exprimé des inquiétudes selon lesquelles la Chine ou la Russie, ou tout autre adversaire, aurait pu faire un « bond technologique » qui leur « permettrait de conduire ce type d’activité ».

Mr Rubio a dit que certains des véhicules aériens non-identifiés au-dessus des bases américaines auraient démontré, de manière possible, des technologies absentes de l’arsenal américain. Mais il remarqua aussi que « peut-être qu’il y a une sorte d’explication ennuyeuse pour cela. Mais nous devons la découvrir ».

En 2017, le New-York Times révéla l’existence d’une unité antérieure appelée Programme d’Identification des Menaces Aérospatiales Avancées (AATIP). Les officiels du Département de la Défense disaient qu’à l’époque, cette unité et ses 22 millions de dollars de financement, a expiré après 2012.

Cependant, les gens qui travaillent avec ce programme ont dit qu’il était toujours en opération en 2017 et après ; des déclarations qui ont plus tard été confirmées par le Département de la Défense.

Ce programme débuta en 2007 sous l’Agence de Renseignement de la Défense (DIA) et fut ensuite placée au sein du bureau du sous-secrétaire de la Défense pour le Renseignement, lequel reste responsable de sa supervision. Mais sa coordination avec la communauté du Renseignement sera menée à bien par le Bureau du Renseignement Naval, comme décrit dans le projet de loi budgétaire du Sénat. Le programme n’a jamais expiré pendant ces années, mais peu de choses furent dévoilées à propos des opérations postérieures à 2017.

L’ancien directeur du programme du Pentagone, Luis Elizondo, un ancien officiel du renseignement militaire, qui démissionna en octobre 2017, après 10 ans dans ce programme, confirma que le nouveau groupe de travail évolua à partir du programme aérospatial avancé.

Luis Elizondo, ancien officiel du Renseignement militaire, fut le directeur du programme antérieur du Pentagone sur les véhicules aériens non-identifiés.

« Nous ne devons plus le dissimuler dans l’ombre », dit Mr Elizondo. « Il devra avoir une nouvelle transparence ».

Mr Elizondo fait partie d’un petit groupe d’anciens officiels et scientifiques du gouvernement, avec des niveaux d’habilitation de sécurité qui, sans présenter de preuve physique, disent qu’ils sont convaincus que des objets d’une origine indéterminée se sont écrasés sur terre avec des matériaux qui ont été récupérés pour étude.

Depuis plus d’une décennie, le programme du Pentagone a conduit des réunions classées pour des comités du Congrès, les dirigeants d’entreprises aérospatiales et d’autres officiels du gouvernement.

Dans certains cas, des explications bien terrestres ont été trouvées pour incidents inexpliqués antérieurs. Même manquer d’une explication terrestre plausible ne la rend pas extraterrestre pour autant, disent les astrophysiciens.

Mr Reid, l’ancien sénateur démocrate du Nevada, qui poussa au financement du premier programme OVNI lorsqu’il était chef de la majorité, dit qu’il croyait que les crashes d’objets d’origine inconnue pourraient être survenus et que ces matériaux récupérés devraient être étudiés.

« Après avoir regardé ça, j’en suis venu à la conclusion qu’il y avait des rapports – certains étaient substantiels, d’autres non – qu’il y avait des matériaux véritables que le gouvernement et le secteur privé avaient en leur possession », a dit Mr Reid en interview.

Aucun artefact d’un crash n’a été produit en public pour une vérification indépendante. Des objets récupérés, tels des fragments métalliques inhabituels, furent plus tard identifiés par des études en laboratoires comme fabriqués de main d’homme.

Harry Reid poussa à financer le programme antérieur sur les OVNIs alors qu’il était le chef de la majorité au Sénat.

Eric W. Davis, un astrophysicien qui travailla comme sous-traitant, puis comme consultant pour le programme OVNI du Pentagone à partir de 2007 dit que, dans certains cas, les examens de matériaux ont, jusqu’à présent, échoués à déterminer leurs sources et l’a amené à conclure : « nous ne pourrions l’avoir fait nous-mêmes ».

La contrainte de débattre de programmes classés – et l’ambiguïté d’information citée dans des diapositives non-classées à partir de briefings – a mis les officiels qui ont étudié les OVNIs dans la position de déclarer leur point de vue sans présenter la moindre preuve solide.

Mr Davies, qui travaille maintenant pour Aerospace Corporation, un contractant de la Défense, a dit qu’il avait dirigé une réunion classée avec une agence du Département de la Défense, aussi récemment que le mois de mars, à propos des récupérations de « véhicules d’un monde lointain non conçus sur cette terre ».

Mr Davies dit qu’il a aussi fait des réunions classées sur des récupérations d’objets inexpliqués envers des membres du personnel du Comité des Services Armés du Sénat, le 21 octobre 2019, et aux membres du personnel du Comité de Renseignement du Sénat, deux jours plus tard.

Les membres du personnel du Comité n’ont pas répondu à notre demande pour commenter ce sujet.

La fascination publique pour le sujet OVNI a attiré l’attention du Président Trump qui a dit à son fils, Donald Trump Jr, dans une interview en juin, qu’il savait des choses « très intéressantes » à propos de Roswell – une ville du Nouveau-Mexique qui est centrale dans la spéculation sur l’existence d’OVNIs. Le Président a fait une objection lorsqu’il lui a été demandé s’il pourrait déclassifier des informations sur Roswell. « Je vais y réfléchir », a-t-il dit.

De la même façon, Mr Reid a dit que bien des choses devraient être rendues publiques pour clarifier ce qui est connu et ce qui ne l’est pas. « Il est extrêmement important que l’information à propos de la découverte de matériaux physiques ou de vaisseaux récupérés sorte », a-t-il dit.

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De Ralph Blumenthal et Leslie Kean

(Traduction Stéphane Royer).

Source : https://www.nytimes.com/2020/07/23/us/politics/pentagon-ufo-harry-reid-navy.html

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