COSMONAUTES & OVNIs

UFOLOGIE EN RUSSIE & PAYS DE L’EST – chapitre 5

« Si j’étais libre de dire ce que j’ai vu dans l’espace,

le monde en serait stupéfait. »

Georgy M. Grechko, cosmonaute russe.


Cosmonaute est le terme apparu en 1961 pour désigner le premier homme dans l’espace, Youri Gagarine. Il sera vite rejoint par les Américains, créant le terme astronaute, puis par d’autres nations pour qui il s’agit de définitions politiques…mais le terme astronaute tend toutefois à s’imposer à l’international.

L’ex-URSS s’impose comme le champion de la conquête de l’espace en envoyant, en premier, un satellite artificiel (Spoutnik 1, le 4 octobre 1957) ; une chienne (Laïka, le 3 novembre 1957) ; la première sonde survoler la lune (Luna 1, 4 janvier 1959) et, bien sûr, le premier homme dans l’espace : Youri Gagarine (le 12 avril 1961). Le premier américain sera Alan Shepard, le 5 mai 1961, et la première femme sera, encore une fois, une soviétique : Valentina Tereshkova (le 16 juin 1963).

La conquête spatiale sera menée par les Soviétiques…jusqu’à l’alunissage par les Américains, le 21 juillet 1969. L’ex-URSS en concevra une fierté qui servira sa propagande politique, notamment en faisant faire une tournée mondiale à Youri Gagarine.

De nombreux cosmonautes ont fait des déclarations sur l’existence possible de véhicules extraterrestres et d’intelligences venant d’ailleurs. Mais de nombreux cosmonautes en ont même rencontrés…

C’est le cas de Vladimir Kovalionok qui, en compagnie de son collègue Viktor Savinykh, observe, le 5 mai 1981, un objet insolite dans l’espace. C’est à bord de l’assemblage des stations spatiales Salyout 6/Soyouz T4 que les 2 cosmonautes observent une « boule brûlante » qui se déplaçait, avant de subir plusieurs transformations.

Même chose pour le cosmonaute et ingénieur Valentin Lebedev qui, le 12 juillet 1982, observera à bord de Salyout 7/Soyouz T5, une « grande goutte blanche comme du lait », qu’il décrira à V. Rumine, son interlocuteur au sol, au centre de contrôle terrestre. Le 11 novembre 1989, l’ufologue russe Boris Chourinov donne une conférence à la Cité des Etoiles sur le thème des OVNIs. Pendant la conférence, il diffuse le dialogue entre Lebedev et Rumine…alors qu’est présent dans la salle Anatoli Nikolaïevitch Berezovoï, lequel était le commandant de la mission concernée. Il n’a émis aucune objection, sachant que depuis la mission spatiale Salyout 7/Soyouz T5, Lebedev et lui-même ne se parlent plus !

Le 27 septembre 1990, le cosmonaute Gennadi Strekalov commente son observation de la veille à bord de la station Mir, avec le centre spatial terrestre. Iil parle d’un énorme ballon argenté. Une fois revenu à terre, lors de la conférence de presse, il fera la déclaration suivante :

« Le 26 septembre, au-dessus de Terre-Neuve, j’ai observé un phénomène très intéressant. C’était une forme sphéroïdale, reluisant de toutes les couleurs comme si c’était une boule de sapin de Noël. Je l’ai vu pendant sept secondes, puis ça a disparu. »

Si Youri Gagarine, le premier homme à être allé dans l’espace, n’a rien observé d’insolite dans l’espace, sa mort semble toutefois être entourée de circonstances mystérieuses.

Né le 9 mars 1934 en Russie, il se passionne pour le pilotage en amateur avant d’entrer dans l’aviation militaire d’Orenbourg. Il devient ensuite pilote de chasse avant d’être sélectionné pour le programme spatial soviétique (notamment en raison de sa petite taille !).

Le 12 avril 1961, il décolle de la base de Baïkonour et fait le tour de la Terre dans l’espace…avant de le faire sur la terre ferme, devenu un héros…et servant la propagande soviétique. Il rencontre des présidents et des têtes couronnées avant de devenir major et directeur de la Cité des Etoiles. Il trouvera la mort brutalement, le 27 mars 1968, âgé de 34 ans, et en compagnie du colonel Serioguine, dans des conditions restées mystérieuses.

L’enquête menée avancera qu’il a voulu éviter un ballon météo à bord de son Mig-15…Mais rien n’est sûr ! Selon l’ufologue russe Boris Chourinov, qui mena l’enquête, le Mig aurait voulu éviter une collision avec un « objet étranger ». De quoi s’agit-il ? Le cosmonaute Gherman Titov déclarera que le Mig avait voulu contourner un « nuage » et parlera d’une « influence extérieure ». Puisque les corps de Gagarine et de Serioguine semblent s’être désintégrés, la vraie question est celle de la cause de l’accident. Pour Chourinov, l’accident serait dû « à l’apparition inopinée d’un objet étranger devant l’avion ».

Le 12 avril, jour de sa mort, est devenu un jour férié en Russie (la « journée des cosmonautes »), et la journée internationale du vol spatial habité depuis 2011.

Le cosmodrome de Baïkonour, endroit où furent lancés de nombreuses fusées Proton, Zenit, modules Soyouz, etc., est situé dans le Kazakhstan, sur une superficie de 6717 km². Or, depuis le lancement du deuxième Spoutnik (avec la chienne Laïka), il semble sous la surveillance d’OVNIs. Le 3 novembre 1957, un objet de forme sphérique fut observé au-dessus du cosmodrome.

Le 5 avril 1975, le lieutenant-colonel V. Iline, travaillant à Baïkonour, observe un « objet en forme de croix, de couleur gris transparent », juste avant le lancement d’une fusée. Son chauffeur sera aussi témoin de l’objet. Il s’agissait du vaisseau Soyouz 18-1 qui devait redescendre sur Terre peu de temps après son décollage…

Au début des années 1990, l’ancien commandant des forces spatiales russes, le général Vladimir Ivanov, évoqua un dossier où 3 objets volants non-identifiés furent repérés au-dessus du cosmodrome de Baïkonour.

Un autre incident au-dessus de Baïkonour fut rapporté le 1er juillet 1993. Lors du décollage de Soyouz TM-17, des spécialistes et des spectateurs sont présents. Ceux-ci observeront un OVNI mais l’information ne fut pas dévoilée en Russie. L’information fuita grâce à des touristes français présents ce jour-là. Elle fera, plus tard, l’objet d’une enquête dans le magazine Lumières dans la nuit.

Tout ceci fait penser aux très nombreux survols de bases spatiales dans d’autres pays (Cap Canaveral, en Floride, …) mais aussi de centres militaires à l’étranger (bases militaires de Malmstrom, Loring, etc.) ou en France (base navale de l’Ile Longue, à Brest, du plateau d’Albion, dans le Vaucluse, …). Visiblement, nous sommes sous la surveillance de forces venues d’ailleurs !

Un incident se déroulant dans l’espace, concernera la station spatiale Salyout 7, amarrée à la station Soyouz T-12, en juillet 1984. Les cosmonautes présents dans les 2 stations sont Leonid Kizim, Oleg Atkov, Vladimir Stoloviov, Svetlana Savitskaya (1è femme à effectuer une sortie extravéhiculaire), Igor Volk, et Vladimir Djanibekov.

Au 155è jour de vol, un gigantesque nuage de gaz orange apparut brusquement en face de la station Salyout 7. Peu après, les cosmonautes virent flotter dans le nuage orange et dans l’espace, 7 formes humanoïdes géantes. Chaque entité avait 2 grandes ailes et un « halo » au-dessus de la tête. Les cosmonautes présents ressentent alors un sentiment de bonheur et de ravissement. Ils sont en pleine extase. Les cosmonautes racontèrent alors ce qui était arrivé au contrôle au sol. Les Soviétiques décidèrent alors de classer cet incident secret défense. Au bout d’un certain nombre de tests médicaux physiques et mentaux, il fut constaté que les cosmonautes étaient sains de corps et d’esprit.

S’agissait-il d’une hallucination collective ? D’une influence de la « fumée orange » ? Ou bien d’une manipulation de nature symbolique de l’intelligence derrière ce phénomène ? Rappelons que l’ex-URSS était un pays officiellement athée et, pourtant, les signes religieux semblent se multiplier : une « croix grise » survole Baïkonour, les anges observés depuis Salyout 7, le message délivré depuis l’observation de Fatima, au Portugal, en 1917, où la « Vierge » aurait demandé la conversion de la Russie, etc.

Enfin, terminons par une famille de cosmonautes particulière et bien connue en Russie, notamment pour ses liens avec l’ufologie : les Popovitch.

Pavel Popovitch est un fils de paysan ukrainien, né le 5 octobre 1929. Diplômé en génie civil, il rejoint l’armée de l’air soviétique et, en 1960, il intègre l’école des cosmonautes. En aout 1962, il sera le 4è cosmonaute à traverser l’espace à bord de la capsule Vostok 4 (après Gagarine, Titov et Nikolaïev). Suite à l’échec de la mission lunaire soviétique, il ne retournera dans l’espace qu’en juillet 2014, alors comme commandant de la mission Soyouz 14. Entre 1980 et 1989, Pavel Popovitch sera l’adjoint du responsable du centre Gagarine d’entrainement pour cosmonautes. En 1993, il devient major-général de réserve de l’armée de l’air.

Mais, c’est lorsque nait en Russie la toute première organisation ufologique civile (Soyuzufotsentr : union des groupes ufologiques russes), en 1990, que Vladimir Ajaja, célèbre ufologue russe, lui demande d’en prendre la présidence.

En 1991, il fut remis à Pavel Popovitch un dossier qui contenait des documents secrets du KGB sur le phénomène OVNI.

Ce document fut surnommé le « dossier bleu » et il marqua un tournant dans l’ufologie russe : une coopération entre le KGB et des ufologues privés. Ce dossier était accompagné d’une lettre écrite par le Vice-Président du KGB, N. A. Sham.

Selon Vladimir Ajaja, ce sont quelques 1300 documents qui furent remis à Pavel Popovitch, en lien avec le phénomène OVNI, et contenant des rapports d’agences officielles, de commandants d’unités militaires ou de citoyens. Toujours selon Ajaja, en remettant ces documents à l’association présidée par Popovitch, le KGB entendait bien se débarrasser d’un « casse-tête inutile ».

Pavel Popovitch était ouvert à l’idée « d’anciens astronautes » selon laquelle d’autres êtres seraient déjà venus sur Terre dans le passé, en raison du grand nombre de peintures rupestres représentant des personnes en scaphandre. Il était aussi persuadé que ces êtres avaient eu des bases terrestres, et que certaines étaient encore habitées. Il cite l’exemple de l’océan indien, car l’examen attentif de différents journaux de bord de navires ayant traversé cet océan font mention de « corps lumineux », sortis des eaux ou y plongeant.

A la question de l’absence de contact entre des êtres venus d’ailleurs et notre civilisation, Pavel Popovitch répondait que nous n’étions pas prêts à une telle éventualité, pas suffisamment « mûrs ». Pour cela, il faudrait combler un manque de communication et de coopération entre les hommes de toute nationalité, mœurs, croyances, etc.

Pavel Popovitch observa aussi un OVNI en 1978, alors qu’il rentrait en avion d’une conférence donnée à la mémoire de Youri Gagarine, sur un vol Washington-Moscou. L’objet était triangulaire, de couleur blanche, voire transparent. Dans l’avion, de nombreux académiciens étaient présents et purent observer également l’objet. Pourtant, malgré son observation et ses recherches, Pavel Popovitch ne croyait pas les personnes disant avoir été en contact avec des extraterrestres…

Pavel Popovitch se maria à Marina Vasilieva, avec qui il eut deux filles avant de divorcer, 30 ans plus tard, et de se remarier. Il meurt le 30 septembre 2009, à l’âge de 78 ans. Son nom a été donné à une chaine de montagne en Antarctique et à une petite planète.

Marina Vasilieva nait le 20 juillet 1931 à Smolensk. Passionnée par le vol, elle deviendra pilote de la force aérienne soviétique avant de tester des appareils militaires, lorsqu’elle est promue lieutenant-colonel en 1964. Elle détient 107 records du monde sur 40 types d’avions (Mig, Antonov, …) et hélicoptères. Elle est diplômée d’un doctorat en aéronautique (université de Leningrad) et elle épousera Pavel Popovitch, alors cosmonaute sorti dans l’espace.

Marina Popovitch signalera avoir vu 3 fois des OVNIs dans sa vie. :

  • La 1è fois fut lors d’une traque au yéti, en 1982, dans les montagnes du Pamir (est du Tadjikistan). Une quarantaine de personnes l’accompagnait, dont l’une de ses filles. C’était un objet sphérique situé à 4000 m d’altitude.
  • La 2è observation eut lieu avec son mari, Pavel, dans la banlieue de Moscou. C’était un objet allongé, de plus de 200 m de longueur, évoluant à 20 km d’altitude environ. Il laissait derrière lui une trainée en forme de « vortex ».
  • La 3è observation, la plus récente, eut lieu en juin 1996, à 3 h du matin. Un objet qui semblait produire des éclats lumineux pulsants. Marina réveillera son mari.

Curieusement, Pavel Popovitch ne parlera jamais des observations faites en compagnie de sa femme. Pourquoi ?

En 1991, Marina Popovitch déclara à l’ufologue Paul Stonehill qu’elle était au courant qu’il y avait eu plus de 14000 observations d’OVNIs en URSS, entre 1966 et 1991 !

Marina Popovitch était aussi très soucieuse de l’environnement, bien avant l’incident de Tchernobyl. Elle fera passer des messages en ce sens lors de ses conférences en Russie et à l’international.

Marina Popovich, dit aussi que les cosmonautes d’aujourd’hui se voient systématiquement enseigner le protocole approprié pour faire face aux aliens, ce qui implique que le contact est plus répandu qu’on ne le supposait…

Parmi les dossiers examinés par Marina Popovitch figure celui de « l’OVNI de Phobos 2 ».

Après le lancement de la sonde Phobos 1, envoyée sur Mars, celle-ci perdit très vite tout contact avec la Terre. Phobos 2, lancée dans la foulée de Phobos 1, se dirigea vers Phobos, satellite naturel de la planète Mars, afin d’y laisser du matériel d’étude. Or, le 28 mars 1989, l’agence Tass annonce que Phobos 2 ne répond plus.

Le 4 avril 1989, le lieutenant-colonel Baberdin rédigea un article dans le journal Kraznaya Zvezda (« Les énigmes de l’orbite martienne ») dans lequel il parla d’une tâche non-identifiée sur la surface martienne. La photo, prise par la sonde dans le spectre infrarouge, et analysée par des astrophysiciens et planétologues, révèle… l’« ombre » d’un objet spatial. En 1991, de passage à Los Angeles, Marina Popovitch montre à Paul Stonehill une photo prise par la sonde Phobos 2. Sur celle-ci était représenté un immense objet cylindrique, d’une vingtaine de km de long. Après cette rencontre avec l’objet en question, la sonde cessa d’émettre…car elle fut percutée par un objet inconnu qui l’empêcha d’émettre vers la Terre…

Marina Popovitch révéla à Paul Stonehill que Glavkosmos (le bureau des questions spatiales, fondé par Gorbachev en 1985) savait que ce qui avait détruit la sonde avait été fabriqué par une autre intelligence. En 2009, des études révélèrent que Phobos devait abriter de vastes cavités. Et, selon Buzz Aldrin, un astronaute américain qui, lors d’une interview le 6 aout 2009, il révéla qu’il fallait explorer les lunes de Mars car, concernant Phobos : « Il y a un monolithe, une structure très inhabituelle sur ce petit objet patatoïde qui fait une révolution de Mars toutes les 7 heures. »

A la fin de sa vie, Marina Popovitch a une double vie de dirigeante d’une compagnie d’avions privés et d’ufologue. Elle écrira plusieurs livres sur le sujet OVNI et elle décèdera le 30 novembre 2017, au bout d’une vie pleine de récompenses et avec une étoile portant son nom dans la constellation du Cancer…