HOMMAGE à Michel BOUNIAS

Bonjour !

A lire et surtout à écouter.

Serje

http://www.ufoalbi.com/article-hommage-a-michel-bounias-108514609.html

Michel Bounias est mort

Mai 2003

Qui s’en soucie ? Qui en parle ? Ce décès ne laissera aucune trace dans la grande presse. Pourtant cet homme aura sans doute fourni une des plus importantes    contribution à la science de notre temps, et à l’histoire de notre planète.

En 1981 un objet discoïdal se pose en plein jour sur une « restanque », à Trans-en-Provence, petite localité du Var. L’appareil saute une haie d’arbres et    vient percuter le sol, en reposant sur trois pieds semblables « à des seaux à ciment » selon l’unique témoin d’origine italienne, Renato Nicolaï, qui observe l’objet à une vingtaine de mètres de    distance, à l’abri derrière un petit mur.

Puis l’engin redécolle et disparaît. Nicolaï ne s’adresse ni à la gendarmerie, ni au GEPAN. Mais sa femme bavarde et c’est finalement un gendarme qui    recueille son témoignage, malgré ses réticence (il a peur de passer pour un fou). Celui-ci, fort à propos, recueille de simples luzernes à l’intérieur d’une trace d’un mètre et demi de diamètre    et à l’extérieur. Il a la bonne idée de recueillir les support terreux. Tout ceci est expédié au GEPAN à Toulouse, qui est alors dirigé par le polytechnicien Alain Esterle succédant à l’ingénieur    Claude Poher. Ces prélèvements ont été faits à l’initiative du gendarme et ne correspondent pas au « directives édictées par le GEPAN » qui avait décidé de ne s’intéresser à des traces au sol que :

– S’il y avait plusieurs témoins – S’il n’avait pas plu…. 

Or il y a un unique témoin et le site d’atterrissage a subi une large rincée entre l’événement lui-même et la prise d’échantillons. Ceux-ci arrivent à    Toulouse et il s’écoulera trois semaines avant qu’ils n’atterrissent sur la paillasse de Michel Bounias, Directeur de de Recherche à l’INRA d’Avignon (Institut de recherche en Agronomie). Il se    trouve que ses compétences le mettent dans une position particulièrement favorable pour analyser les traumatismes subis par des végétaux étant donné qu’il a fait sa thèse au CEA, en se    concentrant sur les altérations subies par les végétaux sous l’effet de radiations ionisantes.

Très vite Bounias, capable de mener ses analyses sur les fragments les plus infimes décèle des anomalies très importantes concernant les « équipements    pigmentaires des plantes » (chlorophylles A et B, carotène, phéophytine, violaxantine, etc. ). Il demande une analyse systématique avec des prises d’échantillons tous les mètres, précise que    l’information contenue dans les échantillons peut être gelée (au sens propre et au sens figuré) en les conservant dans du gaz carbonique liquide. L’analyse met en évidence une extraordinaire    corrélation phénomène-distance (je compléterai ce dossier plus tard. C’est un premier jet, rapide). Comme le soulignaient Aimé Michel et Pierre Guérin à l’époque : « L’ufologie scientifique est    née ce jour là ».

Ce qui est extraordinaire c’est que ces traces biologiques sont non seulement très nettes, mais aussi durables. Bounias effectuera de loin en loin    un suivi du site en montrant que le retour à la normale s’effectuera en 18 mois ! Il a ainsi créé un fantastique « piège à OVNI » qui ne demande qu’à fonctionner. Un obscur ufologue, Michel Figuet,    Gardien de nuit, émet une hypothèse personnelle. Ces altérations seraient dues à des projections de ciment et les traces circulaires, évoquant un ripage, auraient été liées au mouvement de la    bétonnière de Nicolaï. Brillante contribution « ufologique ».

Agacé, Bounias fera néanmoins des vérifications, négatives. Le ciment est sans effet sur les équipements pigmentaires des plantes. A ce jour rien de connu,    à part un rayonnement d’un mégarad ne saurait provoquer des telles altérations. Un an plus tard survient le cas dit « de l’Amarante ». Un ovni stationne sous les yeux d’un … chercheur du CNRS,    dans son petit jardinet. Les plantes qui s’y trouvent, des « Amarantes » s’en trouvent affectées au point que le traumatisme est visible à l’oeil nu.

– Bounias n’est pas sollicité pour faire lui-même le recueil et l’analyse des échantillons – Des gendarmes s’en chargent qui « ne conservent pas les plantes dans leur support terreux, mais sectionnent les tiges et mettent les échantillons recueillis dans des sachets de plastique » où …    ils pourrissent. – C’est dans un état de décomposition avancée qu’ils parviendront dans un labo universitaire de biologie de Toulouse, qui ne pourra rien en tirer.

Que s’est-il passé ? Les gens du GEPAN, pourtant nantis de consignes très explicites de la part de Bounias tenu totalement hors du coup, seraient-ils tous    devenus idiots ? Bien sûr que non. Mais, immédiatement avec cette percée de Trans l’ETCA (Etablissement Technique Centrale de l’Armement), laboratoire d’analyses, militaire, a créé sans    difficulté une copie du modeste labo de Bounias et c’est là qu’ont atterri les échantillons correctement prélevés, tandis que ces plantes, sectionnées, cuites, consitueront une analyse bidon    « dont, hélas, on n’aura rien pu tirer ».

Il y a eu d’autres Trans-en-Provence mais cette fois le système, bien verrouillé, a fonctionné sans que quiconque ne voie passer les échantillons.    Rappelez-vous : les gendarmes, ces « braves pandores », sont avant tout des militaires, astreints au secret. En parallèle, c’est là que cela devient moche, Bounias sera en proie aux difficultés, à    l’agressivité de la direction de l’INRA. Mais l’Armée n’en a cure. Elle a eu ce qu’elle voulait. La « captation de savoir-faire » s’est opérée de manière satisfaisante. L’auteur de la méthode    d’analyse, celui qui a décroché le « jackpot » peut maintenant aller se faire foutre. Il est même souhaitable que ces difficultés le découragent de pousser des recherches dans cette voie. Tout est    donc mis en oeuvre pour l’écoeurer.

La captation de savoir-faire continue. Peu de temps après Trans en Provence Bounias et moi demandons à plancher devant le conseil scientifique du GEPAN pour    proposer une simulation. Il s’agirait de soumettre des luzernes-témoins à des micro-ondes pulsées en 3 gigahertz, pulsées en basse fréquence. Taille du guide d’onde : 5 mm par 5 mm. Une « manip de    table » avec une source modeste qu’un laboratoire comme celui de Thourel, le DERMO (département d’étude et de recherche sur les micro-ondes, lié au GEPAN) aurait pu prêter. Mais, détail, ces    micro-ondes n’existent pas dans la nature. Ce sont… des ondes radar. Si Bounias avait pu reconstituer les altérations, pour lesquelles on ne trouvais aucune autre cause, « le chat serait sorti    du sac » ce qui n’était pas souhaité en haut lieu. En parallèle j’avais suggéré que des ondes de ce genre, modulées en fréquences audibles, soient dirigées sur des rats ayant subi un    conditionnement pavlovien, pour vérifier (ce qu’on sait pertinemment aujourd’hui) que les organes du cerveaux peuvent être sensibles à cet effecteur sans que les tympans ne bougent. Le Cnes élude    nos propositions « parce que, n’étant pas de la maison, nous ne pouvons plancher devant le Conseil du Gepan ».

Ben voyons….

Mais l’ETCA prend bonne note et monte les manips. Un unique écho, de vive voix, par une indiscrétion de Vélasco et recueilli par moi-même, lors d’une visite    à Toulouse : « le système de défoliation par micro-ondes marche fort bien… ».. Pendant le même temps Esterle et Zappoli, au CERT (Centre d’Etudes et de Recherche de Toulouse, très lié à l’armée,    auquel appartient le DERMO) montent la manip-catastrophe « fondée sur mes idées », dont l’échec, du à un accumulation coûteuse d’âneries liée à l’incompétence des deux amènera à la dissolution du    GEPAN et à la mise au placard des deux, sur recommandation de René Pellat (actuel Haut Commissaire à l’Energie Atomique, à l’époque membre du Conseil Scientifique du Gepan). Je présenterai un    dossier complet de cette manip quand j’aurai un moment. J’ai tous les éléments, les lettres, les photos, les preuves accablantes. Cet échec préfigurent les déboires qui attendent la brillante    équipe MHD qui se monte actuellement en France.

Vingt ans plus tard ces éléments constitueront les pièces du dossier COMETA remis au Président de la République (Chirac) et au Premier Ministre (Jospin)    avec une plan de développement des recherches (renforcer… le SEPRA !).

    Merci Hubert Curien, merci Alain Esterle, merci René Pellat,     Merci Jean-Jacques Vélasco. Merci à l’Armée, à l’ETCA, à la DG     et, bien sûr, au chef d’orchestre de cette fantastique gabegie : Gilbert Payan.

J’entends des gens dire « Petit règle ses comptes, ressort des histoires vieilles de trente ans. Il pète périodiquement les plombs. C’est « un homme au    caractère difficile ». Ne vaudrait-il pas mieux se tourner vers des choses positives ? »

Lesquelles ? Renforcer le SEPRA, arroser le COMETA ? applaudir au montage de ce « projet MHD français » (voir Air et Cosmos du 18 avril 2003).

N’en avez-vous pas assez d’être pris pour des imbéciles depuis 28 ans ? Pouvez vous rester de marbre lorsque des site OVNI se trouvent infiltrés au plus    haut niveau par des gens roulant pour les renseignements généraux ? Quand des forums contiennent en leur sein des gens travaillant de longue date pour les services secrets ? Mais que croyez-vous    ? Que le dossier ovni fait partie du versant « magazine » de l’actualité ? Qu’il relève de cette « science » appellée « ufologie », générée par « d’éminents ufologues » qui pérorent à longueur de pages    sur les sujets dont ils ne connaissent rien.

    Usque tandem, Catilina, abuserat patientia nostra ?

    Mais, c’est bien connu, J.P.PETIT est « intolérant », voire… paranoïaque.

Continuez à vous faire abuser, infiltrer par des gens qui se font passer pour des gens dévoués, et mêmes des humanistes. Croyez-vous qu’un bon espion ait    une tête d’espion ? Ceci dit, certains perdent parfois leur sang-froid. Alors les babines se retroussent et le « bon gros chat » montre des canines de belle taille. Parfois des menaces dignes de    voyous sont proférées. Si vous saviez le nombre de « taupes » que j’ai vu passer en 28 ans, vous n’en croiriez pas vos oreilles. Vous cherchez à les identifier ? Regardez donc du côté des anciens    militaires ou de gens qui, « dans le temps, on travaillé pour les services secrets » ou « connaissent bien ces gens ». Ou bien alors dormez sur vos deux oreilles, restez aveugles, sourds.

Mais peut être penserez-vous que COMETA est un « organisme civil » ? Bien sûr, c’est une simple association loi de 1901. Peut-être penserez vous que « l’armée    n’est pas si méchante que ça, qu’il ne faut pas faire de l’antimilitarisme primaire ».

Un jour, je mourrai, moi aussi. Les choses sont tellement bloquées qu’il est possible que lorsque je passerai l’arme à gauche, après Aimé Michel, Pïerre    Guerin et Michel Bounias, la scène ufologique soit toujours occupée par les mêmes clowns tristes et parasitée par les même envoyés des « services ». Mes livres finiront dans des greniers. Sur    Terre, arrivera ce qui arrivera. N’importe quoi, comme d’habitude.

Michel Bounias a du être enterré quelque part. Sous peu, combien se souviendront encore du nom de ce terrien courageux qui ne retourna jamais sa veste,    résista à toutes les pressions et qui, un jour, fit fonctionner le premier « piège à ovni », peut être dans l’histoire du monde.

Lorsque j’ai mis sur mon site ce dossier consacré à la mémoire du regretté Michel Bounias plusieurs lecteurs ont attiré mon attention sur un commentaire de    ses travaux qui avait été fait par Eric Maillot dans un site http://www.zetetique.ldh.org/tep.html. Je suis donc allé consulter    ce document, à propos duquel j’aimerais faire quelques commentaires.
Le lecteur sera peut être surpris de voir que je ne m’attacherai pas aux aspects techniques des critiques formulées. De toute façon quand on lit le texte de    Maillot l’intention est claire : démolir le travail de Michel Bounias par tous les moyens. C’est un peu la mission que celui-ci donne au travers de ses écrits, qui font de lui un debunker (en    anglais, to debunk signifie  » déboulonner « ). La fonction du debunker consiste à démolir des dossiers, et principalement des dossiers ovni ; ici celui du célèbre cas de Trans-en-Provence.

En examinant ce texte je voudrais souligner le psychologie et la motivation du debunker. De tels personnages ont existé dès que le phénomène ovni s’est    manifesté. Initialement c’était des scientifiques qui montaient au créneau. Le plus célèbre en la matière a sans doute été Philip Klass qui était, je crois, rédacteur en chef de la revue    Scientific American. Pour dégonfler toute affaire d’ovni, pour lui, tout était bon. Beaucoup de témoins qui avaient observé des objets de diamètre apparent important, en percevant des détails, se    voyaient rétorquer invariablement :

– Vous avez observé Vénus…

Un jour Klass répondit à un pilote de ligne qui racontait son observation de plusieurs objets virevoltant devant son appareil :

– Vous avez observé des lucioles qui s’étaient glissées dans le double vitrage de votre cockpit.

    laissant le malheureux observateur pantois.

Un académicien, astrophysicien de son état, à l’époque où il fut président de l’Union Rationaliste, association qui s’était donnée pour mission de lutter    contre toutes les fausses sciences « , joua dans les années soixante-soixante dix un rôle de très actif de debunker. A cette époque aucun scientifique de valeur n’avait pris fait et cause pour    l’HET (hypothèse prônant l’origine extraterrestre de l’ovni). Celui-ci allait donc de ville en ville à travers la France en développant en conférence un argument qui lui semblait sans appel.    Comme de nombreux témoins faisaient état d’évolutions qui, si elles se référaient à celles d’objets matériels impliquaient des vitesses supersoniques ou même hypersoniques il répliquait sèchement    que dans ce cas-là le témoin aurait du percevoir le  » Bang  » lié à une telle évolution. Il fallut l’apparition de ma théorie de la propulsion MHD pour que cet argument perde du poids.    Actuellement la France tente de monter un  » projet MHD « . On y fait mention de systèmes MHD permettant d’opérer  » une réduction de la traînée d’onde  » domaine dans lequel  » les Russes auraient    joué un rôle de pionniers « . La suppression totale des ondes de choc n’est pas encore évoquée, mais cela ne tardera pas.

Notre académicien fut mis échec et mat en 76 après des prises de position trop imprudentes. Confronté à mon modèle d’aérodyne MHD discoïdal il déclara lors    des assises de l’Union Rationaliste à Grenoble cette même année  » qu’il était impossible qu’une machine volante puisse assurer sa sustentation en produisant elle-même son propre champ magnétique    et son propre champ électrique « . Il ajoutait même sur ce point  » qu’il y avait des théorèmes qui s’y opposaient  » et comparait avec dérision cela à une histoire contée par le célèbre baron de    Munchaüsen, le Tartarin allemand, qui prétendait, en étant assis sur sa jument qui s’était embourbée dans un marécage l’avoir tirée d’affaire en tirant… sur sa crinière.

Ce faisant, l’astrophysicien se trompait simplement … de MHD. Profitons de l’occasion pour apporter une précision sur ce point. Pourquoi deux MHD ?

Dans la MHD se conjuguent un gaz ionisé, conducteur de l’électricité, un courant électrique associé à une densité de courant J, en ampères par mètres carrés    et un champ magnétique B. A partir de ces données, en particulier de la valeur s de la conductivité électrique on peut calculer un nombre de Reynolds magnétique :

    Rm = mo so Vo Lo

Si Rm est élevé le champ magnétique sera fortement lié au  » plasma « . C’est le cas par exemple les éruptions solaires où les lignes de force du champ    magnétique solaire sont étroitement liées aux bouffées de plasma émises par l’astre du jour (en anglais on emploie l’expression  » frozen in « , autrement dit  » gelé dedans « ) . Ce monde des    plasmas à fort nombre de Reynolds magnétique est donc celui des astrophysiciens et c’est dans ce cas précis que les théorèmes invoqués par l’astrophysicien Schatzman s’appliquent. C’est également    sur cette  » MHD-là  » que tombera le lecteur après qu’il ait effectué une recherche sur Internet où il s’étonnera de trouver de nombreux articles  » consacrés à la MHD « .

Lorsque le nombre de Reynolds est faible ou simplement modéré les choses changent du tout au tout. Prenez une bassine d’eau que vous aurez rendu conductrice    de l’électricité en y adjoignant une poignée de sel. Déplacerz un aimant juste au dessus de l’eau, de telle manière que ses lignes de champ soient perpendiculaires à sa surface. Ca ne lui fera ni    chaud ni froid, parce que la valeur locale du nombre de Reyonolds est faible. Avec une valeur élevée l’aimant entraînerait le fluide avec lui

Notre académicien s’était pris les pieds dans ses théorèmes et ce distingo, qui parfois n’est pas encore bien perçu peut amener des scientifiques à proférer    de nouvelles âneries.

Fin de cette parenthèse évoquant un épisode où un physicien catégorie poids lourds vint apporter son renfort aux partisans de l’HET, jusqu’ici aisément mis    à mal par les Ayathollah de la science.

Comme il existait désormais un certain risque à se prononcer de manière trop péremptoire les intégristes scientifiques devinrent plus prudents et plus    mesurés dans leurs propos. Fait surprenant : la tâche de debunking fut désormais assuré par des … ufologues. Vous en avez un exemple en la personne de Michel Figuet, cité dans l’article de    Maillot. Que lit-on ? Confronté à cette analyse effectuée par le professeur Michel Bounias  » l’ufologue  » Figuet construit aussitôt une contre-théorie. Il imagine que les traces mises en évidence    sur le site et ayant fait l’objet d’analyses assez poussées de la part du GEPAN (voir la note GEPAN n°16 de 1981) auraient pu être créées par une simple … bétonnière, ripant sur le sol. Maillot    demande avec insistance pourquoi on n’a pas pris en considération le fait que les traces visibles sur les clichés ne puissent pas être des traces de pneus. Et Figuet de parachever tout cela    sentencieusement en suggérant que les altérations biologiques mises en évidence par Bounias pourrait être imputées  » à des projection de ciment « . Le chercheur de l’INRA d’Avignon eut beau eu    dire qu’il était impossible de modifier de la sorte l’équipement pigmentaire des plantes, Figuet persista à évoquer  » son hypothèse « , ce qui contraignit Bounias, excédé, à faire une contre-étude    en aspergeant des luzernes de ciment et en refaisant toutes ses mesures en laboratoire.

On pourrait se dire qu’il est sain que des opinions différentes se manifestent. Mais c’est la façon dont celles-ci sont formulées qui fait tiquer. Quand    vous lisez l’article de Maillot vous voyez qu’il donne largement la parole à un  » professeur A  » qui critique le travail de Bounias, tout en ayant fortement insisté pour conserver un prudent    anonymat. Cela ne fait pas très sérieux.

Examinez ensuite le ton adopté par Maillot dans son texte. Il écrit à plusieurs reprises  » pendant ce temps-là Bounias se montre à la télévision « . Je suis    personnellement passé 25 ou 30 fois à la télévision et cela ne me fait ni chaud ni froid. Je ne peux pas me dire que cela me plaise beaucoup car en général je ne suis invité que dans des    émissions  » magazine  » où il faut jouer le jeu des amuseurs-animateurs ce qui n’est pas toujours des plus agréables. Ne vous imaginez pas que la télévision française organisera un jour un    véritable débat entre scientifiques sur le thème ovni. Pour informer il faut accepter de passer dans ces émissions  » grand public « . C’est ça ou rien.

Considérez ensuite le  » profit  » retiré par les scientifiques qui ont accepté de s’engager de la sorte. J’ai peut-être vendu quelques livres, mais en    revanche cet engagement a été synonyme d’un sabordage complet de ma carrière et d’ennuis sans fin. J’ai du faire face pendant plus d’un quart de siècle à une chasse aux sorcières où bien peu    auraient tenu le coup comme je l’ai fait. J’ai du faire face à je ne sais combien de complots et d’attaques les plus violentes. Les couloirs du CNRS ont des allures de coup-gorge, bien souvent.

Même chose pour un Bounias, dont les imbéciles ne retiendront que ce qui alimente leurs rêves : les passage sur le petit écran, pour eux  » sublime    consécration « . Ils oublient la répression, l’infâme guerre des nerfs dont l’homme fut aussitôt l’objet de la part de sa hiérarchie de l’INRA. On lui a enlevé ses collaborateurs, son matériel,    ses locaux, au moment même où, en toute discrétion l’Armée clonait son labo dans ses sanctuaires de l’ETCA (établissement Technique Central de l’Armement), sans le moindre complexe. En France    répression et pillage ne sont nullement incompatibles quand la raison d’Etat couvre le tout.

Que croyez-vous qu’il se passa. Quelque part  » en haut lieu  » quelqu’un a probablement dit :

– Il serait peut être bon que Bounias ne puisse pas mener des recherches de ce genre en dehors de notre contrôle. – Ne vous inquiétez pas. Sa hiérarchie est en train de lui faire passer le goût du pain. – Ah, très bien. C’est mieux ainsi.

Pendant que Bounias se voyait petit à petit privé de ses moyens de recherche des ufologues critiquaient son travail courageux et méritoire. Avec le recul,    sachant exactement ce qu’il en était, cette mesquinerie lamentable, émanant de gens médiocres me choque. Cette pseudo-discipline qui s’intitule elle-même  » ufologie  » est bourrée de gens sans    réelles compétences.

Ce que je peux vous assurer c’est que tous ces ufologues qui tirent à boulets rouges sur ces scientifiques qui s’engagent et s’exposent tueraient père et    mère pour aller se pavaner devant les caméras. A partir du milieu des années soixante-dix des scientifiques leur ont en quelque sorte volé la vedette. Avant, dès qu’il s’agissait d’ovni, on    appelait  » les ufologues  » qui pouvaient jouer les  » experts en ufologie « , pérorer tout à loisir et ils ne s’en privaient pas.

J’ai personnellement conservé, ce qui m’arrive rarement, l’enregistrement d’une émission de télévision, sur la Cinq, animée par Berkoff, datant de 1992, où    Benveniste et moi-même avions du faire face à des scientifiques (Jean-Claude Ribes, à l’époque directeur de l’observatoire de Lyon, Jean-Louis Heudier, astronome à l’observatoire de Nice), mais    surtout à une meute d’ufologues très agressifs, qu’il fallut réduire au silence un à un, simplement en mettant en évidence leur niveau de compétence. Ca n’était pas très agréable, mais que faire    quand on est interpellé par des gardiens de nuits, par des gens qui ont tout juste un certificat d’études et qui prennent des tons d’experts ?

Pourquoi ces ufologues ont-ils pris le relais des intégristes de la science en assurant désormais le debunking ? Parce que c’est devenu pour eux la seule    façon d’étaler leur ego en public, sinon ces gens sombreraient de nouveau dans .. l’anonymat le plus complet, n’ayant en fait rien à dire de particulier, aucune idée à défendre.

Quand on manque d’idées, il ne reste plus qu’à s’en prendre à celles des autres.

La science commence là où s’arrête la vanité et l’agressivité.

Au milieu des années quatre vingt dix j’ai été l’objet d’une attaque très violente de la part d’un universitaire belge,  » éminence grise  » de la SOBEPS    (Société Belge d’Etude des Phénomènes Spatiaux). Dans un numéro spécial de la revue ce professeur de physique à l’université de Louvain se livra à ce qu’il croyait être une démolition complète de    mes travaux de cosmologie, d’autant plus dérangeants qu’ils trouvaient leur point de départ dans … le dossier Ummo. Ma réponse fut positionnée sur Internet quelques jours plus tard par    l’intermédiaire de Thierry Wathelet. J’y montrai que ce physicien n’avait pas compris mes travaux et avait même mis dans ma bouche des propos que je n’avais jamais tenu et jamais écrits dans    aucun de mes livres. La réponse en retour fut sévère.

Je ne règle pas des comptes. C’est fait depuis de longues années. J’illustre simplement un phénomène parfaitement décrit par le psychologue René Girard dans    son livre  » la route antique des hommes pervers  » et qu’il intitule  » le désir et la haine « . Pour Girard un des mécanismes les plus puissants chez les êtres humains consiste à envier les    leaders, ceux qui sont  » en vue « . Selon Girard le corollaire de cette envie est une violente agressivité qui, dans le cas de cet universitaire, s’exprimait soudain. Mais cette dualité  » désir    (de se trouver à la place de celui qui en est l’objet) – haine  » vous la retrouverez partout. Vous n’avez qu’à acheter Ici-Paris. Chaque semaine son rédacteur en chef fait le point :

– Alors, quelle célébrité est atteinte d’un cancer ? Avez-vous fait les cliniques, les hôpitaux ? Quel drame humain pourrions-nous jeter cette semaine en pâture à l’homme de la rue ?

Devant lui, des éléments servant à composer un titre accrocheur comme :

Machin : il paraît que ça serait plus grave qu’on le dit

Truc : hospitalisé d’urgence en plein gala de l’union des artistes

Les  » petites gens  » lisent le journal et monsieur Bidochon de dire à son épouse :

– Tu vois, Machin. Il avait atteint les sommets de la gloire. Il pouvait s’offrir toutes les femmes qu’il voulait. Eh bien le voilà hospitalisé avec un cancer, le pauvre .

Le couple Bidochon salive de plaisir, et madame Bidochon d’ajouter :

– Tu vois. Il ont beau être monté aussi haut, ils finissent comme nous….

Je relis le texte d’Eric Maillot. Mais qui est cet homme ? Quelles sont ses compétences ? Quelles idées défend-t-il ? De quel apport peut-il se réclamer    ?     On a l’impression que cet homme nous dit  » je n’ai rien de spécial à dire. Des idées, je n’en ai pas et je n’en ai jamais eues. Alors, pour exister, je me positionne comme démolisseur de travaux    « .

Vous avez de la chance, monsieur Maillot, que Michel Bounias soit décédé, sinon il vous aurait cloué le bec, ainsi qu’à votre « professeur A », qui s’abrite    si courageusement derrière son anonymat. Pourquoi ne vous en prenez-vous pas à moi ? J’ai  » pignon sur rue  » et la langue en principe assez déliée. Un peu de courage, risquez vous. Faites comme    cet autre ufologue debunker à ses heures : Gildas Bourdais qui, à ses heures, déplore que les scientifiques aient envahi la scène ovni.

9 mars 2004 : On lit dans la presse que des gens accusent des insecticides de tuer les abeilles. Or ce sont les principaux pollinisateurs. Si    nous tuons les abeilles, nous pouvons mourir, et nous sommes assez bêtes et cupides pour faire cela. Je me rappelle qu’il y a 25 ans un certain Michel Bounias, de l’Institut National de la    recherche Agronomique d’Avignon avait publié pas mal de papiers sur la toxicologie de l’abeille. Un des premiers, sinon le premier, il avait lancé cet avertissement : « attention aux abeilles ! ».    A l’époque on ne l’écoutait guère. Plus tard, Rémy Chauvin avait attiré l’attention des gens sue le fait qu’une toxicité frappant les abeilles pourrait être une des retombées des … OGM, domaine    où nous jouons les apprentis sorciers.

7 mai 2003 Jean-Pierre Petit

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http://www.jp-petit.org/nouv_f/bounias.htm

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