COMPTE-RENDU DE LA SOIREE du 16 JUIN 2018 AVEC DAVID M. JACOBS

Pour cette dernière soirée de la saison avant la rupture estivale, nous avions proposé à Jean Librero, le traducteur du dernier livre en date de David M. Jacobs (« Ils marchent parmi nous ») de venir nous parler de la thèse mise en avant par l’auteur. Avec, en prime, l’occasion de pouvoir échanger avec David Jacobs, en direct des Etats-Unis, lors de la deuxième partie de soirée.

Jean Librero nous fait, tout d’abord, un rapide rappel sur l’historique des abductions, ainsi que de ses chercheurs : Raymond Fowler, Budd Hopkins, Karla Turner et John Mack. Puis, il s’attache à retracer l’historique de David M. Jacobs qui obtient son doctorat en histoire à l’Université du Wisconsin, en 1973. Sa thèse est dédiée à une analyse sociologique du phénomène OVNI dans la société américaine. Thèse qui, remaniée, sera publiée 2 ans plus tard sous le titre « The UFO Controversy in America » (la controverse sur les OVNIs en Amérique). Pour la petite histoire, David M. Jacobs nous dira plus tard qu’il s’agissait de la deuxième thèse de l’histoire universitaire américaine à être publiée !

David M. Jacobs sera tout d’abord assistant à l’Université du Wisconsin, à partir de 1974, avant de devenir professeur d’histoire contemporaine à la Temple University de Philadelphie, entre 1975 et 2011, année où il prendra sa retraite.

S’intéressant depuis longtemps à l’ufologie, David M. Jacobs deviendra, en parallèle de son rôle d’enseignant, enquêteur ufologique pour l’APRO (association ufologique américaine). Sa rencontre avec Budd Hopkins en 1982 l’amènera à changer d’avis au sujet des abductions, et à se former à l’hypnose régressive afin de mener ses propres enquêtes sur le sujet. En sortiront plusieurs livres au fil des ans : « Secret Life », en 1992, (traduit en France sous le titre « Les kidnappeurs d’un autre monde ») ; « The Threat » (la menace), en 1998 ; enfin, « Walking Among Us », en 2018, traduit sous le titre « Ils marchent parmi nous ».

 

 

 

Dernier livre de David M. Jacobs traduit en français.

 

 

Ensuite, Jean Librero, qui a traduit son dernier ouvrage, nous présente et définit quelques idées forces de ses recherches, même si beaucoup sont communes avec celles de Budd Hopkins, avec qui il n’a cessé de travailler et d’échanger, ou d’autres chercheurs.

Ainsi, dans le cadre des enlèvements (« abductions ») par les extraterrestres de type Gris, les sujets sont soumis à des procédures médicales avec extraction du matériel lié à la reproduction. Les cellules, et donc l’ADN, ainsi collectés sont utilisés pour la création d’êtres hybrides ressemblant aux deux espèces. Généralement, les abductés sont confrontés, à un moment ou un autre, à leur progéniture céleste et comprennent qu’ils en sont indirectement les parents, sans en comprendre la finalité, ni le plan d’ensemble de ces êtres.

L’originalité de la thèse de David M. Jacobs est de proposer une tentative d’explication. Par le biais des témoignages collectés auprès de 1200 personnes, David M. Jacobs affirme qu’il existe des hybrides de plusieurs générations et que les dernières nous ressemblent complètement. Hormis sur un point : ceux-ci disposent des capacités télépathiques et de « scan mentale » (ou « emprise mentale ») de leurs géniteurs extraterrestres. David M. Jacobs les appelle des « hubrides » et, parmi tous les abductés qu’il a rencontrés, ceux-ci racontent comment ils ont été obligés de former les hubrides aux subtilités de la vie terrestre : comment utiliser tel ou tel appareil, se conduire en société, comment acheter un produit dans un commerce, etc. Ces hubrides peuvent parfois partager la vie des abductés sans se souvenir où ils les ont rencontrés et pensant qu’il s’agit d’amis, à l’exemple d’Eric (l’hubride) et Bernard (l’abducté chargé de le « coacher »). La ressemblance est tellement frappante qu’en fin de processus d’initiation à la vie terrestre, certains hubrides trouvent du travail et s’insèrent dans la société humaine…

 

En deuxième partie de soirée, nous saluons donc David M. Jacobs par le biais de notre liaison Skype et avec l’aide de Jean Librero qui traduit ses propos.

 

De son domicile, à Philadelphie, David M. Jacobs nous raconte qu’il s’intéresse aux OVNIs depuis 1966 et qu’il a commencé à aller dans des conférences sur les OVNIs, en y trainant des amis. Hélas, il sera parfois déçu lorsqu’il s’apercevra que des films, censés montrer des engins de provenance extraterrestre, ne sont que des mobiles fixés à un fil… Cela ne le découragera pourtant pas et, alors qu’il déménagera à Los Angeles pour ses études universitaires, il lira de plus en plus de livres sur ce sujet et adhérera à l’APRO, l’un des grands organismes d’enquête ufologique de l’époque, en devenant enquêteur de terrain.

Il commencera à récolter des témoignages de personnes observant le passage d’un OVNI avec une phase d’endormissement, voire de temps manquant. Il nous racontera longuement le cas de deux personnes poursuivies par un OVNI sur un lac et il comprendra que ces personnes ont été enlevées par l’objet.

Il obtiendra sa thèse de doctorat et entrera dans l’enseignement universitaire, non sans poursuivre sa recherche ufologique car, il nous le confie, être professeur lui permettait de garder du temps libre pour ses enquêtes auprès des témoins. C’est ainsi qu’il rencontrera Betty Hill et qu’il deviendra ami avec Josef Allen Hynek.

Cependant, c’est en assistant à une conférence ufologique, au début des années 80, que sa vie prendra un tournant radical : c’est là qu’il rencontrera Budd Hopkins ! Alors que ce dernier donne une conférence sur les abductions, David M. Jacobs n’y croit pas. Pourtant, un an plus tard, grâce à amie commune (Tracy), David M. Jacobs débarque chez Budd Hopkins, même s’il raconte, non sans humour, qu’ils ont cherché son appartement dans le quartier car Tracy avait oubli son adresse exacte ! En entrant chez lui, David M. Jacobs sera surpris d’y trouver des originaux de peintures de Degas, Chagall et quelques autres peintres, ainsi que les propres productions de Budd Hopkins.

Et, alors qu’il avait encore des a priori sur ce chercheur, David M. Jacobs sera encore plus surpris qu’Hopkins lui demande une dédicace de son premier livre, adapté de sa thèse, sortie en 1975… Budd Hopkins invitera ensuite Jacobs à sa maison de vacances à Wellfleet, dans la baie de Cape Cod (presqu’île du Massachussetts)…là où ce dernier prenait également ses vacances en famille ! Une coïncidence qui rapprochera encore les deux hommes.

Là, dans sa maison de Wellfleet, Budd Hopkins lui présentera quelques abductés avec lesquels il travaillera. Jacobs se contentera d’observer, puis, il se formera à l’hypnose, en 1986, non sans continuer d’aller assister fréquemment à des sessions de régression hypnotique chez Budd Hopkins, à New-York. Il constatera que tout le matériel ramené sous hypnose, ou par souvenir spontané, par les abductés est extrêmement intéressant et lui semble alors plus important que les observations d’OVNIs. Notamment par le constat qu’il fera : de nombreux abductés ne se connaissant pas racontent des épisodes très semblables à travers le pays, voire le monde.

 

David M. Jacobs se lance alors dans ses propres enquêtes et il commence à récolter des témoignages d’abductés. Pour faciliter la résurgence de souvenirs après un épisode de temps manquant, il va les aider en provoquant une relaxation, voire en les plaçant sous régression hypnotique mais, bien sûr, certains témoins n’ont pas besoin de l’hypnose pour raconter leur aventure. Pour s’assurer de la vérité des témoignages, David M. Jacobs pose même quelques questions pièges lors des sessions de régression hypnotique, et ce, afin de vérifier la sincérité des abductés.

Il donnera le chiffre de 9 abductions par an au minimum pour une personne, mais cela peut aller jusqu’à une quarantaine, voire plus, par an.

Il constate alors, comme Budd Hopkins, le schéma de personnes enlevées, examinées par de petits êtres à grosse tête (les « Gris »), au plan médical et sexuel. Il parle aussi d’examen de la colonne vertébrale avant de comprendre que ces êtres examinaient la moelle épinière. Les cellules reproductives prélevées donnent lieu à l’élaboration d’hybrides qui sont ensuite retirés avant leur maturité et placés dans des cuves où les fœtus baignent dans un liquide. Ensuite, les bébés hybrides sont présentés à leurs géniteurs terrestres. Insistance est faite par ces êtres pour que l’humain prenne le bébé hybride, malgré la répulsion ou le dégoût que peuvent avoir certaines femmes (les plus nombreuses à être amenées face à bébé hybride). Pour David M. Jacobs, le fait de prendre le bébé induisait chez les femmes qu’elles le nourrissent, même si elle n’était pas en période de lactation. A leur grande surprise, elles étaient pourtant capables de nourrir l’enfant.

 

Par la suite, des enfants de différents âges seront observés. Aujourd’hui, il défend l’idée selon laquelle des hybrides humains (ou hubrides) vivraient parmi nous mais en ayant peu de connaissance de notre société et des particularités de la vie sur Terre. D’où le rôle des abductés pour renseigner, former, ces hybrides sur la vie courante terrestre. Et, ce qui l’inquiète le plus est que les abductés semblent aujourd’hui remplacer les Gris lors des procédures médicales à bord des vaisseaux.

Et David M. Jacobs semble aujourd’hui assez effrayé par ce phénomène de présence d’hybrides parmi nous.

 

 

Par la suite, nous essayons de mettre en place quelques questions envers l’auteur mais qui seront, hélas, limitées en raison des réponses très longues données par David M. Jacobs.

Il nous confirme que le phénomène est bien mondial car, par le biais du formulaire de signalement sur son site internet, il reçoit des témoignages d’abductions dans…72 pays. Il précisera aussi qu’il y a beaucoup d’abductions en Chine et qu’une grande recherche ufologique est à mener dans ce pays.

La résistance aux Gris semble difficile selon lui, même si nous connaissons quelques cas d’abductés américains qui ont essayé, et parfois réussis à la faire. Parmi les être observés, il a collecté des témoignages sur une grande quantité de Gris, ainsi que quelques Insectoïdes (qu’il nomme « Insectalins ») mais il n’en a aucun sur des êtres encapuchonnés, tels que décrits dans d’autres témoignages.

Pour lui, nous avons vraiment affaire à des êtres dotés d’une technologie avancée et disposant de capacités télépathiques.

Questionné sur la finalité de ces objectifs, il semble pour lui qu’elle soit de remplacer notre humanité (l’homo sapiens sapiens) à terme. Il ne pense pas qu’il y ait une volonté de modifier l’homme pour survivre aux mutations écologiques de son environnement.

Nous nous quittons vers 23 heures, après 1h45 d’échanges avec David M. Jacobs, que nous remercions pour sa gentillesse et sa grande disponibilité, ainsi que Jean Librero pour son travail de traduction en temps réel.

Après cette soirée exceptionnelle, les conversations se poursuivent tardivement entre nous. Et nous nous donnons rendez-vous pour le samedi 15 septembre pour notre prochain repas ufologique.

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