Grenoble – Aout 2010

Vingt-huit personnes ont assisté au 16e Repas Ufologique Grenoblois qui, le 5 août 2010, recevait Egon Kragel venu présenter OVNIS Enquête sur un secret d’États (Le Cherche Midi, février 2010, ouvrage co-écrit avec le journaliste Yves Couprie).

Un journalist du Dauphiné Libéré avait fait le déplacement et resta pour le dîner. Il ne lui fut hélas pas possible d’assister à la conférence de M. Kragel. C’est dommage parce que son papier aurait été plus complet. J’y reviendrai. Après la rituelle revue de presse qui me donna l’occasion de présenter succinctement quelques récentes sorties en kiosque (Nexus n° 69, L’essentiel de la Science n° 10, Le Monde de l’inconnu n° 345, Science et inexpliqué n° 16, La Tribune de Montélimar n° 30) ainsi que LDLN n° 399, nous passâmes à table.

Egon Kragel n’est guère connu des ufologues mais davantage des musiciens. Sa biographie reste à écrire mais sans dévoiler ce qu’il m’a confié en privé j’ai pu, en cherchant un peu, en savoir un peu plus. Artiste lui-même, il enregistre deux 45t dans la mouvance « new wave » au milieu des années 80 et n’aura guère à forcer le trait pour jouer le rôle d’un méchant punk dans « La vie dissolue de Gérard Floque » de Georges Lautner en 1986. Il compose pour Alain Manaranche en 1990, interviewe les Pet Shop Boys, produit de nombreux artistes en tant que directeur artistique d’un label qui a Bérurier Noir et Elliott Murphy au catalogue et écrit (en collaboration avec Pierre Fageolle) une biographie de Marie Laforêt parue en 1994. En dehors de la musique, Egon Kragel écrit des articles pour diverses parutions disponibles en kiosque (Avantages, Twist) et sur le web (Routard, Santé la vie). Il est aussi photographe (expo « Ecce Homo » en juin 2007 à St Etienne).

L’homme semble n’avoir écrit que deux articles sur le sujet qui nous concerne : Les OVNIS sortent de l’ombre dans la revue gratuite distribuée dans les restaurants McDonald’s« Comme ça » n° 212 et OVNIS la fin du secret publié dans le magazine Twist n° 2, tous deux sortis en novembre 2008. Maintenant en cherchant bien, (mais alors très bien), on apprend qu’Egon a participé à une interview de Nina Hagen pour le compte du fanzine Harmonies (n° 8, automne 1983) et que l’article, surtitré « Grimaces du troisième type » se terminait par un jeu de questions/réponses où, à la question : «  Que lisez-vous ? » l’artiste répondait « Je lis beaucoup de choses concernant les OVNIs ». Coïncidence ?

Pour en revenir à notre repas, Egon Kragel s’installa devant l’auditoire au moment du dessert et entama calmement son intervention en nous confiant qu’enfant il lui arrivait d’assister à des réunions que son père, pilote militaire, organisait chez lui avec d’autres pilotes et qu’il y était parfois question d’observations d’ovni. Ces révélations auront un impact certain sur le jeune Egon qui, des années plus tard, s’en souviendra.

OVNIS Enquête sur un secret d’États s’adresse avant tout à un public non averti, et Kragel insiste sur ce point. Il lui semblait urgent d’actualiser l’information en direction du grand public, ce dernier n’ayant pas nécessairement suivi les derniers développements de l’ufologie, et notamment les récentes déclassifications de documents dans de nombreux pays. 

Devant l’accueil de plus en plus chaleureux du public et les questions qui affluèrent, l’auteur, très en confiance, se fit plus intime et se laissa aller à nous raconter nombre d’anecdotes liées à l’écriture de son ouvrage. Il mit particulièrement en exergue l’importance de la rencontre humaine ; ce livre se veut aussi un hommage aux ufologues, dont certains laisseront à l’auteur un souvenir inoubliable, comme Allen Hynek. En réponse à ceux qui feraient remarquer que OVNIS Enquête sur un secret d’États fait la part belle aux ufologues orthodoxes, l’auteur réplique : « Croire ou ne pas croire aux ovnis ne change rien à leur existence » mais admet ne pas avoir rencontré tous les ufologues, arguant qu’il avait fallu faire certains choix.

Après sa conférence, Egon Kragel signa quelques exemplaires de son ouvrage et la soirée se termina encore assez tard, signe que décidément ces repas ufologiques n’engendrent pas l’ennui.

Le papier que le Dauphiné Libéré a publié dans son édition du samedi 7 août me laisse particulièrement songeur. Je remercie M. Rossetti – le journaliste, très sympathique au demeurant – d’avoir fait le déplacement, mais c’est surtout le ton de son article, hélas, qui est déplacé. Les ufologues ont l’habitude mais décidément je ne m’y fais pas. Avec le nom de la rubrique –  « Divertissement » – le ton est donné. Je suis étourdissant d’agitation et d’imagination. Diantre ! Mais si ce n’était que ça… Rossetti oublie quasiment de parler de l’invité et de son livre et met en avant quelques aspects spectaculaires de l’ufologie qu’il a pu glaner dans ma bouche ou celle de Denis Alarcon pour au final éventuellement suggérer que nous sommes une assemblée de doux dingues amateurs de couleuvres. C’est dommage, vraiment.

Le prochain RUG se tiendra le jeudi 7 octobre 2010 et nous aurons le plaisir de recevoir l’ufologue suisse Fabrice Bonvin.

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