Montpellier – Septembre 2010

Philippe Veglio était à l’affiche de ce Repas. Ingénieur en électronique, professeur de physique appliquée, il a repris à l’occasion de cette soirée le thème abordé lors de sa conférence du 4 septembre à Pérols mais en approfondissant certains points de sa démonstration portant sur le fonctionnement des radars, actifs ou passifs… Réussissant le tour de force de rendre compréhensible pour un public souvent néophyte les aspects les plus pointus de son discours, il a captivé les participants au Repas du début à la fin.

Un radar constitue-t-il un témoin plus fiable que l’être humain? Il semble bien que non. Pour Philippe, il pourrait même être plus facile à leurrer que l’oeil humain. Une technologie, en avance ne serait-ce que de 30 ou 50 ans sur la nôtre, n’aurait aucune difficulté à aveugler ou leurrer nos systèmes. Cela s’est d’ailleurs déjà vu. Au tout début de la première guerre du Golfe, le premier avion irakien à être détruit l’a été grâce à un système de contre-mesures: le pilote irakien du Mirage F1, croyant poursuivre un ennemi, a fait confiance à ses instruments et piqué pour l’accrocher… avant de s’écraser au sol, victime d’un faux écho renvoyé par sa cible.

Si, comme l’écrivais Jimmy Guieu il y a plus de 50 ans, les soucoupes volantes viennent d’un autre monde, leur technologie doit être très supérieure à la nôtre qui avons déjà bien du mal à nous projeter dans le système solaire et ils devraient avoir la possibilité de leurrer nos systèmes de détection. Pourquoi dans ce cas accorder plus de crédibilité aux radars qu’aux témoins? La question est posée.

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