Toulouse – CR du 09 Mars 2011

LE COMPTE RENDU DU REPAS UFOLOGIQUE DE TOULOUSE DU 9 MARS 2011 AVEC LA PARTICIPATION DE MICHEL VAILLANT EXPERT INDÉPENDANT EN TRAITEMENT DE L’INFORMATION INTERVENANT AU CNES ET GEIPAN

THÈME DE LA SOIRÉE : A LA RECHERCHE DE L’ÉNIGME DE L’OVNI MATHÉMATIQUE

Le mercredi 9 Mars dernier, Michael VAILLANT, Expert indépendant en Traitement de l’Information intervenant notamment auprès du CNES à Toulouse, fut le nouvel invité du mois. Ce soir – là, devant un parterre d’une quarantaine ufologues, il exposa à titre tout à fait personnel sa recherche concentrée sur les vagues d’observation d’OVNIS s’étalant sur les 60 dernières années ou presque, soit de 1946 à 2000. Le compte – rendu de son travail fut abondamment étayé par un choix pertinent de données statistiques et de graphiques issus notamment de l’investigation de l’Américain Larry HATCH, un proche de Jacques VALLÉE. Une démarche mathématique visant à mettre en évidence des facteurs de corrélations susceptibles d’approfondir le Phénomène OVNI, voire de démontrer qu’il pourrait ne pas être le fruit du hasard.

LA NOTIO E PREUVE

« Qu’est ce qui permet de dire que nous avons un phénomène extraterrestre et non pas originaire de la Terre ? Par cette question, Michael VAILLANT posa immédiatement la problématique des preuves au cœur de la recherche en Ufologie. « Pour l’heure, constate – il, nul n’arrive à répondre véritablement ». Prudemment, il a précisé que les données photos et vidéos et les données numériques, ne sont pas des éléments de preuves définitives. L’ufologie se classant au rang des phénomènes étranges, il poursuit son raisonnement ainsi : « Si l’on veut prouver un phénomène étrange, il convient également de définir le degré d’étrangeté avec ce qui est connu. Et par ailleurs, il s’agit aussi de situer le seuil d’acceptabilité possible de la dite étrangeté, tout comme les différents comportements face à ces phénomènes, qui pour l’heure, échappent, il faut bien le dire, à notre compréhension.

LA FIABILITÉ DES INFORMATIONS

S’appliquer à rapporter des preuves repose avant tout sur la fiabilité des Informations recueillies en amont, en vue d’être étudiées et analysées, insista  Michael VAILLANT. Aussi, y a t-il nécessité d’avoir les moyens d’aller sur le terrain pour fiabiliser la source des informations, mais également de disposer de bons outils de communication pour informer correctement la population. « Jusqu’alors, ce qui manque , déplore t-il, c’est la communication, qui, selon lui, reste essentielle ».

INTERNET ET LA MANIPULATION DES SOURCES

Michael VAILLANT met en garde contre la somme des informations, quand ce n’est pas des désinformations, circulant sur Internet. La difficulté étant d’arriver à faire la part des choses. En effet, les informations diffusées sur Internet et plus précisément les photos et vidéos sur You Tube ou encore Daily Motion rassemblent des informations et des témoignages qui ne sont pas « sourcés » – autrement dit, dont on ignore la provenance – ou qui sont dégradés, car ces documents visuels ont pu être retouchés et donc dénaturées. De ce fait, il y a perte d’information, voire brouillage. Ce qui remet en cause les données en terme de fiabilité.

Ainsi, les données dites « exit » – autrement dit ayant été éliminées sciemment ou pas – contiennent à l’origine de précieuses méta données, dont : les paramètres de prise de vue, les coordonnées géographiques…etc. Hors ces données peuvent avoir été trafiquées ou même effacées avec des logiciels de traitement et de retouche d’images tel que Photoshop. Ces modifications et manipulations perturbent et affaiblissent considérablement le vrai travail de recherche. Finalement l’investigation scientifique court alors le risque de se trouver noyée dans les bizarreries qui décrédibilisent les vraies photos et documents authentiques dignes d’être exploités. Il convient de sensibiliser le public en général et les ufologues en particulier sur la prudence à adopter en matière d’identification et d’usage des diverses sources avant de les exploiter dans toute recherche digne de ce nom. Reste aussi à cibler les différents moyens et les méthodologies les plus appropriées et efficaces permettant de dégager des informations stratégiques et clés de l’ensemble des documents qu’ils soient audio – visuels, photographiques ou par témoignages verbaux ou écrits.

DES OBSERVATIONS EN LE TEMPS ET LE LIEU

Concernant les témoignages « si nombreux soient – ils, peu le sont avec des informations pratiques et utiles » a constaté Michael VAILLANT. En général, a t – il ajouté, « ils restent plutôt descriptifs mais sans preuve ». Toujours est – il que cela mène à une analyse pouvant être judicieuse, si ce n’est sur la méthodologie. Au cours de l’analyse, il s’agit de rechercher des signaux faibles, pas forcément évidents, mais du moins intéressants ; et de trouver une relation supérieure qui unisse les informations et qui permettrait de comprendre l’intelligence qui est en marche et son objectif.

Michael Vaillant a pris pour référence un ensemble de témoignages sur une dizaine d’années extrait du travail de Larry HATCH – lequel s’est appliqué à collecter des témoignages du monde entier et a constitué une base de données énorme qu’il a puisé dans des centaines d’ouvrages. Il a sélectionné les cas d’observations les plus connus, – comme Lumières dans la Nuit – pour ne citer qu’une des nombreuses sources. Aujourd’hui disparu, Larry HATCH a laissé derrière lui une base de données concernant 17774 témoignages courant de 1946 aux années 2000. Ce travail de fourmi – pourtant mal connu et commencé dans les années 80 – a le grand mérite d’avoir de poser quantité de critères d’informations très précis. « Pour moi cela reste la meilleure source d’information quant à la pertinence des critères » se conforte Michael VAILLANT. Sur ces bases, il précise s’être concentré essentiellement sur la preuve chronologique plutôt que l’approche géographique. Il nota au passage que « L’Afrique est mal desservie dans le domaine des témoignages et qu’il n’y a pas de raison qu’elle ne le soit pas plus que ça ». L’objectif étant de faire apparaît en temps et en lieu les éventuelles particularités de vagues d’observations d’OVNIS ou les dénominateurs communs à ces vagues : que cela soit aux USA, en Europe ou dans les autres pays susceptibles d’avoir recensés des observations, comme par exemple : en Afrique ou dans le Désert.

LES OUTILS D’ANALYSES GRAPHIQUES

A partir des graphiques et des tableaux d’analyse d’observation de vagues d’OVNIS, Michael VAILLANT a fait en direct plusieurs niveaux de lecture analytique des données montrant la complexité du phénomène et les multiples points d’orientation de la recherche. Il présenta, entre autre, un graphique concernant la structure des observations, afin de savoir comment se répartissait celles-ci. Ainsi figurent l’étude de la moyenne statistique des observations des vagues par mois et de la structure des vagues, ou encore la manière dont celles – ci se manifestent par exemple sur la durée d’une semaine au travers de 100 témoins. Ces graphiques permettent de mettre en exergue les vagues significatives qui concernent les USA, l’Europe, puis les deux à la fois et les autres parties du Monde.

«  Il est possible d’appliquer différentes méthodes d’analyse sur les vagues d’observation, avertit Michael VAILLANT, faisant part de ses multiples investigations. L’idée étant de trouver une Loi Mathématique. A savoir : pourquoi ces vagues apparaîtraient d’une certaine façon ? ». Fort d’un langage de spécialiste, cet expert en traitement de l’Information est à même de « décomposer en sinusoïde complémentaire le signal et grâce à cela de recomposer ce même signal » ou encore d’étudier « les régressions linéaires concernant les vagues dans le temps ».

L’APPUI D’UNE LOI EXPONENTIELLE

Ainsi, Michael VAILLANT a réactualisé un graphique que Larry HATCH avait lui – même repris de Jacques VALLÉE dans les années 80. A l’étude, se dégagent des couples d’observations avec des pics correspondant à des périodes qui s’écoulent de façon privilégiée. Dans une de ses études, il a constaté que des périodes de 115 semaines arrivent le plus souvent entre deux vagues d’observation. Ces durées qui ressortent sont des durées privilégiées qu’il a repris sous forme d’un tableau spécifique.

Michael VAILLANT a déclaré avoir trouvé «  quelque chose de très intéressant » – autrement dit « une Loi Exponentielle ». Une caractéristique très intéressante étant le paramètre de cette loi exponentielle qui définit une durée entre chaque temps d’observation et correspondrait à racine de 2. «  Pourquoi est-ce racine de 2 ? Ce n’est pas pour rien !  » a t-il sous – entendu, et de poursuivre : « J’ai été très étonné de trouver cela, car c’est un coefficient de corrélation qui donne l’indication de la précision de la loi exponentielle ».

De même, en appliquant deux autres régressions exponentielles, il s’est aperçu qu’il y avait deux groupes de périodes privilégiées. Une première qui correspond à la première vague de 1945 aux USA et la seconde la vague qui a survolé l’Europe en 1954. « Ce qu’il y a d’extraordinaire, s’est étonné Michael VAILLANT, c’est que la probabilité est de 1 sur 10 millions et dans tous les cas, il émerge un ordre de temps s’écoulant entre chaque vague ».

Il conclut laissant l’énigme encore entière : « Un facteur de corrélation aussi fort ne peut pas être dû au hasard. Qu’en fait-on ? Nous sommes en présence d’un OVNI Mathématique !

A la suite de cette présentation et des résultats, les hypothèses et suggestions de tous les ufologues toulousains du jour ont été bon train. Si ce n’est pas dû au hasard, alors qui serait le Marionnettiste ? Apprentissage de l’Humanité au niveau social ou collectif ? Contrôle de l’esprit ? Manipulation humaine inconsciente ?

Juste une dernière remarque de notre intervenant de la soirée : Il a pu constaté d’une part que l’interprétation en matière d’OVNIS des séries actuelles n’est plus la même qu’il y a 20 ou 30 ans. Et d’autre part, si autrefois le phénomène était tourné en dérision, voici une bonne nouvelle, dorénavant ce n’est plus le cas, puisque l’on constate plus d’équilibre au niveau de la neutralité du traitement. De plus, lorsque le GEIPAN a ouvert son site Internet, il y a eu un afflux phénoménal, preuve de l’intérêt réel porté envers les phénomènes ufologiques.

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