Toulouse – CR du 11 Mai 2011

LES TROIS SHERLOCK HOLMES DE L’UFOLOGIE »

C’est une soirée Spéciale  » Vague OVNIS du 5 Novembre 1990  » qui s’est déroulée à la Taverne Maître Kanter, lors du Repas Ufologique de Toulouse du 11 mai dernier. Les « Deux Maîtres » du jour, bien connus des milieux ufologiques pour leur travail à la pointe de l’information : nommons : Serge PERRONNET Responsable des Repas d’ALBI et Franck MARIE, Directeur de la Banque Internationale de Données Ufologiques et Spécialiste de la Vague d’Ovnis du 5 Novembre 1990 se sont partagés brillamment la scène ufologique de la soirée devant un parterre d’une soixantaine d’ufologues toulousains. 

Pour la circonstance, Michel RIBARDIERE, Président de l’Association FEA – en tournée en France dans le cadre de son prochain film documentaire – a posé sa caméra pour faire un  » gros plan  » sur ces deux intervenants et mettre en valeur le travail  » astronomique  » d’investigation qu’ils mènent sans compter depuis de nombreuses années, et tout particulièrement autour des manifestations OVNIS du 5 Novembre 1990.Ces Scherlock Holmes des UFO passent au peigne fin les témoignages sous leur regard aiguisé et cherchent à détecter tous les indices afin de tenter de dresser le portrait robot de  » l’OVNI de tous les délits « .

MICHEL RIBARDIERE EN REPORTAGE 

Rappelons que Michel RIBARDIERE, – Président la FEA l’Association Européenne AIRPLANE – produit notamment des émissions audiovisuelles sur les PANS. En préambule à la soirée, celui – ci a d’abord situé la nature des manifestations OVNIS du 5 Novembre 1990 dans leur contexte :  » A l’époque, des dizaines de milliers de personnes ont bien observé ce jour – là un phénomène OVNIS au – dessus de la France. Dans le journal de 20h sur TF1, le journaliste Patrick POIVRE D’ARVOR annonçait que selon l’Observatoire de Munich, il s’agissait  » d’une simple météorite rentrée dans l’atmosphère « .. Et d’aucun ajoutait  » Tans pis pour les petits hommes verts ……. toujours attendus sur Terre « . Tandis qu’à Paris, l’Aviation décrétait une rentrée de satellite, confirmée par un Télex de la NASA, deux jours plus tard, était annoncée la désintégration d’un étage de fusée Russe.

Michel RIBARDIERE se souvient qu’au cours d’une interview, l’Ufologue Jean Claude RIBES restait plutôt sceptique quant à l’identification d’une météorite ou d’un satellite, d’autant plus que l’observation et la description par l’ensemble des témoins de la trajectoire du phénomène dans son unité n’était pas compatible avec celle d’une météorite, qui peut difficilement se déplacer à l’horizontale. De l’Alsace au Sud de la France, des centaines et des centaines de témoins ont identifié une structure en forme de triangle semblable à un cerf – volant géant évoluant dans une gerbe d’étincelles. Ce fut une véritable masse de témoignages qui arriva au CNES. Ces témoins ont tous bel et bien vu cette nuit – là quelque chose de magnifique qu’ils ne comprennent pas.

Avant de mettre sa caméra en marche, Michel RIBARDIERE conclut son introduction en évoquant Jean Jacques VELASCO. Lequel soulignait  » qu’il y a 20% de cas inexpliqués qui laissent le doute « .

SERGE PERRONNET, UN UFOLOGUE DE TERRAIN

Notre Responsable des Repas Ufologiques d’ALBI, Serge PERRONNET, toujours très présent et des plus actifs lors des Repas de Toulousains, a concentré son intervention sur un corpus de témoignages régionaux du 5 Novembre 1990, puisque lui – même a enquêté sur le terrain. D’une manière générale, pour lui  » nul ne nie qu’il y a bien eu rentrée atmosphérique, mais l’hypothèse d’un engin piloté par une intelligence est privilégiée « .

LE LEP D’AUBIN EN AVEYRON SURVOLE PAR UN OVNI.

Serge PERRONNET a eu la chance d’être sur la région pour rencontrer un panel de témoins situés aux premières loges du phénomène. Il a pu ainsi recueillir un ensemble de témoignages sur un même site et notamment celui des témoins positionnés dans le secteur de Decazeville en Aveyron et plus précisément sur la zone du Lycée d’Enseignement Professionnel d’AUBIN .

 » Dans le Village d’AUBIN, se souvient -il, j’ai eu la chance de rencontrer des témoins qui ont observé au niveau de Decazeville durant près de 45 minutes trois grands points lumineux qui arrivaient d’une direction Nord – Sud. Ce jour – là, 5 Novembre 1990, il y avait une grève générale au Lycée d’Enseignement Professionnel d’AUBIN. Le proviseur Monsieur B. avait fait réunir les élèves dans la cour pour vérifier les présents. Ils étaient 200. De la cour, les élèves ont alors observé un engin à 400 à 500 m au – dessus de l’établissement. Un professeur d’Art qui roulait sur la route de Nuces a remarqué une dizaine de véhicules qui stationnaient pour observer le phénomène, il s’est arrêté lui aussi « . 

 » Des témoins disent avoir vu plusieurs rayons qui sortaient de l’engin en direction de l’Église du village. L’objet avait un trou noir et plus tard une sorte de boule lumineuse. Le Directeur de l’École a fait d’ailleurs dessiner aux élèves ce qu’ils avaient vu. Le lendemain du phénomène il y avait la queue à la gendarmerie. Plus tard, j’ai essayé de rencontrer le Proviseur du Lycée Monsieur B. »

 » Mon ami, Claude LAVAT a publié un libre «  L’hypothèse Extraterrestre Généralisée « . Il a lui – même été témoin du phénomène du 5 Novembre 1990 d’après ses calculs d’ingénieurs l’objet aurait 15 kms de diamètre et se situait à 125 kms d’altitude « .

Serge PERRONNET a cité l’incontournable Rapport COMETA remis à Lionel JOSPIN en 1999, soit près de 8 ans plus tard. Rapport qui fut transmis à l’Armée, qui à son tour, communiqua des données aux scientifiques. Il dit constater que ce sont souvent les scientifiques qui bloquent les informations qu’ils étudient.

Faisant écho au cas du LEP d’AUBIN en Aveyron, Franck MARIE évoquera le cas des étudiants de la Fac d’ORSAY qui auraient eux aussi fait une observation d’OVNI.

Serge PERRONNET mentionnera que Christian COMTESSE – le président des Repas Ufologiques – en France aurait rencontré PPDA en personne à la suite du journal de 20 h présentant le phénomène du 5 Novembre 1990. Il aurait également contacté l’INA (Institut National Audiovisuel) afin d’obtenir une copie du journal et il lui a été impossible d’avoir l’enregistrement de l’émission en question.

FRANCK MARIE, PARFAIT ANALYSTE DE DONNÉES

En tant que Directeur de la Banque OVNIS, Franck MARIE, a souligné la remise en question de l’hypothèse  » des météores qui se suivent  » dans le cadre du cas du 5 Novembre 1990. Il a soutenu sa démonstration par un ensemble de données statistiques, suite à trois bonnes années d’études approfondies de plus de 600 témoignages passés en revue un par un.

DES TÉMOIGNAGES RÉCURRENTS

Parmi la spécificité des témoignages, il a pu noter des mêmes témoins pour plusieurs observations suffisamment espacées dans le temps mais significatives. En effet, il se trouve que des témoins d’observation antérieures, et notamment celles du 23 septembre 1986, ont également été témoins de l’OVNI du 5 Novembre 1990. Ils disent bien avoir vu  » un truc gigantesque « . Il est donc intéressant de voir quel lien établir entre l’explication du 23 Septembre 1986 et les évènements du 5 Novembre 1990 et d’étudier les données fournies, et ce, d’autant plus par des témoins ayant déjà été confrontés individuellement à ce phénomène.

L’analyse des moindres indices : que cela soir le lieu, le jour, l’horaire, la position des témoins, le moindre détail de description, les comportements, la nature des manifestations de l’OVNI, la trajectoire…etc …montrent qu’ici on prend en compte la moindre variable prêtant à creuser d’avantage les pistes de recherches. L’ensemble des témoignages et leur diversité attestent une fois de plus à quel point ceux – ci sont une précieuse matière première de données à rassembler, ordonner, décrypter au cas par cas, mais aussi en confrontant les différents niveaux des variables de ces mêmes données et leurs anomalies.

Franck MARIE a fait un premier constat concernant la vague du 5 Novembre 1990, notamment sur la répartition horaire. A 19h 07 aurait été identifiée une rentrée de satellite selon les données de la NASA. Hors comment expliquer que dans le reste de la France, des groupes de témoins auraient fait des observations dès 18 h 55 et auraient été précis sur l’heure de leurs observations ?

En fait, il semblerait que dans son ensemble la durée de la vague d’observations aurait duré de ¼ heure à plusieurs jours, entre les 4, 5 6 et 6 novembre, avec des pointes et des pics d’observations de manifestations à 95%, particulièrement le 5 Novembre 1990.

CAS DE DÉMATERIALISATION

Au regard de la somme des descriptions de l’OVNI par les témoins, Franck MARIE a avancé la possibilité de matérialisation et de dématérialisation d’OVNI, puisque dans des cas d’observations, l’objet semble apparaître mais aussi disparaître tout aussi instantanément.

Il a relaté l’une des descriptions au cours de laquelle au bord de la mer, certains des témoins auraient vu monter une sorte de champignon accompagné d’une explosion au cœur rougeoyant avec des boules de lumière, suivi encore de l’apparition d’un triangle avec les pointes lumineuses. Au centre, on pouvait apercevoir les étoiles laissant supposer une transparence, celle -ci devenant par la suite opaque.


Franck MARIE a effectué une analyse par département, notamment dans les Hautes – Pyrénées (65) et dans les Pyrénées Atlantiques (64). Il a pu constater une même description par témoin et par département. L’ensemble des témoignages s’accordant sur l’observation de boules qui semblent s’organiser pour former un triangle et qui circule à l’horizontal.

LES INFLUENCES PHYSIQUES ET PSYCHIQUES


Les témoignages interrogent aussi sur l’influence physique et psychique du phénomène et les séquelles possibles, s’est rendu compte Franck MARIE.

– En illustration, voici le cas d’une personne âgée alitée, qui attendait que sa fille vienne fermer les volets de sa chambre. Cette dame affaiblie s’est alors trouvée pleine d’énergie et s’est levée pour les fermer elle – même et elle a observé un objet stationnaire au coin de la maison.
– Autre cas : en pleine nuit, un témoin se réveille soudain, va lui aussi à sa fenêtre et voit un objet stationnaire puis il va se recoucher. Mais toute les demi – heures, il a le réflexe de retourner à la fenêtre.
– Ou encore le témoignage d’une dame qui passant en voiture dans le rayon de l’engin et a constaté qu’à la suite la radio de son véhicule étaient hors service.
– 5 ou 6 mois après nous avons contacté à nouveau les témoins, confie Franck Marie. 5 d’entre eux sur 600 avaient un rêve en point commun. Ils avaient notamment tous fait un rêve lié à l’OVNI. Leur rêve décrivait une grande place avec une foule. Ils voyaient un pont au – dessus duquel se trouvait un OVNI qui s’avançait vers les témoins et au moment où ils touchaient l’objet, ce dernier disparaissait et ils se réveillaient.

Sur 600 témoins, un témoignage d’un petit garçon de 10 ans est le seul à avoir eu peur devant l’OVNI. Il y a aussi le cas d’une personne qui s’est suicidée après une manifestation.

LA CLASSIFICTION DES TÉMOIGNAGES 

Franck MARIE a observé que la diversité des témoignages a permis identifier la présence de bruit ou de son à partir de 2 groupes de témoins pour un même OVNI et dans un même lieu.

– Un groupe situé à 40 m de l’objet a entendu comme un ronflement sourd.
– Et un groupe plus éloigné de l’objet n’a pas entendu de bruit pour le même objet.

Il y a donc une estimtion du bruit selon le lieu et la distance d’observation des témoins. D’autres statistiques ont aussi été établies à partir des données sur les alignements de sites et les observations des témoins. Des descriptions ont fait état de sorte de réacteur à l’arrière de l’engin avec de la fumée tournant sur elle – même et des particules avec des petits d’éclairs bleus. On constate aussi qu’il y a évolution du gabarit : les poids lourds et les autres.

Les témoignages mentionnent la présence de réacteurs qui s’allument et s’éteignent.

Nous avons travaillé sur plus de 70 cas pour faire un portrait robot, informa Franck MARIE Toujours est-il que ce 5 Novembre 1990, Franck confirme bien qu’il y a eu une présence OVNI anomale, au vu du nombre de départements survolés et nombre de cas de témoignages, notamment une vague sur le secteur de Narbonne et dans l’Aude.

D’autre part, l’étude s’appuie aussi sur des clichés photographiques permettant d’identifier s’il s’agit bien d’un même objet sur la période d’observation donnée.

Concernant les rencontres rapprochées, autre qu’avec des objets, Franck MARIE attesta qu’il y eut des observations très proches, mais pas d’atterrissage humanoïdes. Il avança cependant qu’il y a  » la preuve d’un plan qui était scientifiquement développé mais pas de chez nous « .

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